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2008-10-31T13:31:00+01:00

Bonny (3/5) passage au vert

Publié par undetension




Le ruisseau qui longe la ville, la Cheuille, est enjambé par deux ponts, dont l'un, remontant à la renaissance, fait le bonheur des peintres du dimanche : le Pont aux Sœurs.



L'ouvrage, au pied des remparts, est propice à la méditation, à l'observation de la nature.


Mille petites formes, couleurs, senteurs, retiennent alors l'attention.































La rosée matinale n'a pas encore complètement disparu à onze heures, et donne une allure printanière au paysage.


Je me prends pour le petit lapin blanc de la pub télé pour cassegrain. Je suis au raz des pâquerettes.



















Quel plaisir de déambuler le long de la rivière, et de s'arrêter lorsque les reflets à la surface dédoublent les perspectives et stimulent notre imagination.


























L'eau coule si doucement qu'elle ne fait pas de bruit : seuls les insectes (mouche, guêpe, abeille) osent briser le silence.



Ne pas oublier de relever le nez de temps en temps, il y a aussi les oiseaux dans le ciel.
Ce sont les seuls habitants visibles : pas d'automobiles, pas d'êtres humains, on dirait une ville fantôme : un Bonny de liquidation.


 

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2008-10-30T19:10:00+01:00

Bonny (2/5) dans un silence religieux

Publié par undetension


La magnifique église Saint-Aignan romano-gothique du XIe siècle de Bonny ne peut plus être prise en photo sous certains angles, écrasée par la perspective des cheminées de Belleville (>150m). Elle qui, enfant, me paraissait géante avec son clocher, semble désormais un modèle réduit.




Pour photographier la Loire sans apercevoir au loin un nuage de vapeur géant d'EDF, il faut parfois passer rive gauche. En cachant la triste réalité, le cadre semble sauvage, magnifique et préservé.


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2008-10-30T18:16:00+01:00

si elle le dit, sexe c'est vrai

Publié par undetension

sous-titre : L'emprise du libéralisme économique sur notre sexualité


"contre le marketing sexuel


Si je m'insurge aujourd'hui contre ce sexe tout-puissant qui nous envahit, ce n'est pas au nom de la défense de l'ordre moral, mais au nom du refus de voir le marché s'emparer de notre intimité. Ce nouvel ordre sexuel prétend nous réduire à l'état de consommateur jusque dans nos draps, à vouloir nous faire jouir à tous les coups et nous dire comment, à manager notre sexualité à coups de coachs et de sex-toys.
On voudrait nous faire croire que ce marketing sexuel travaille à notre émancipation, c'est tout le contraire qu'il provoque : aliénation et frustration. En faisant du sexe un produit de grande consommation, en promouvant une sexualité brute, technique et utilitariste, le libéralisme vide la sexualité de son essence même : le désir. Faute de pouvoir agir sur ce désir, qui, lui, ne se décrète pas, le marché entend agir sur l'organe du plaisir et nous vend de l'excitation et de l'injonction à jouir à la chaîne.
Certes, le commerce du sexe a toujours existé, mais ce que nous vivons aujourd'hui est sans commune mesure : nous assistons à l'hyperindustrialisation du sexe. Et, du coup, à sa neutralisation, à son hygiénisation. Les sex-shops ont été chassés des quartiers chauds des centres-villes pour devenir des supermarchés comme les autres, installés en pleine zone industrielle. Des fabricants se reconvertissent dans le marché florissant des sex-toys : une très grande marque d'électroménager vient d'annoncer que, pour compenser la baisse des ventes des téléviseurs, elle lançait des vibromasseurs pour les35-55 ans. Présentés comme « l'accessoire même d'une sexualité libérée », ils seront bientôt en vente dans les grandes surfaces.
Ce nouvel ordre sexuel, c'est aussi le développement débilitant du conseil et de coaching : dans les grandes villes existent désormais des ateliers pour apprendre à stimuler son point G. C'est le déferlement sur nos chaînes de télé d'émissions pratiques, sur le mode du « sexe en dix leçons »., pour nous abreuver de recettes pour bien jouir, comment jouir en solo ou à deux. C'est encore la récupération perverse de notre intimité et son détournement pornographique via la pub, qui récemment encore nous a offert cette campagne d'affichage dans le métro à l'initiative du groupe PriceMinister pour une marque d'auto : « j'astique la mienne tous les matins ». Il paraît que nous avons échappé de justesse à « mon mari en a une trop grosse pour ce qu'on en fait » !
Même les règles de management sont désormais transférées à la sphère sexuelle : il faut jouir, vite, à tous les coups, à flux tendu, sur commande, voire sur ordonnance en cas de défaillance. A la moindre baisse du désir ou de l'érection, direction les cabinets des sexologues, des sexothérapeuthes et ruée sur les molécules qui feront à nouveau hisser les couleurs et optimiseront les résultats.
Quel triste sexe ! Où chacun de nous est renvoyé à ses organes et à ceux de l'autre. Où la sexualité est réduite à une gymnastique génitale, à un limage de parois et à l'utilisation de l'autre comme instrument masturbatoire. Symptôme d'une société gangrenée par la logique marchande où chacun est renvoyé à la situation de consommateur ou de consommé, invité au repli, au « faire l'amour » sans désir, voire sans l'autre, au plaisir sans érotisme, à la rencontre sans séduction, sans ce mystère qui bouleverse les sens.
Au risque de surprendre, je vois dans ce nouvel ordre sexuel la même démarche de déshumanisation à l'œuvre lorsqu'on supprime les agents des stations de métro, les employés des guichets de banque, les caissières des supermarchés, les bureaux de poste des villages. C'est à dire la vie sans le rapport à l'autre ou au mépris de l'autre. Or, la vie, a fortiori l'amour, c'est l'autre. C'est du désir pour l'autre, sur lequel jamais aucune industrie ne pourra avoir de prise."

Elisabeth Weissman (résumé de son livre par elle-même)

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Excellente interview de l'auteur aussi, avec un réjouissant couplet sur l'obscénité de Sarkozy dans la 1e partie et un autre sur la clairvoyance de Marx à propos de la logique marchande dans la 2e partie.

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Présentation du livre par l'éditeur :

Le libéralisme économique a fait main basse sur notre sexualité. Sacrifiant notre libido sur l'autel de la flexibilité et de la précarité, il fait de notre capacité à aimer un loisir comme un autre et du sexe une pièce détachée, formatée et optimisée à coups de coachs et de sex-toys. Le nouvel ordre sexuel est devenu un management qui reprend tous les paradigmes de l'économie de marché : performance, rendement, productivité, optimisation des résultats, instrumentalisation. En promouvant une sexualité brute, technique et utilitariste, le libéralisme vide la sexualité de son essence même, le désir. Il met au centre de sa logique marchande le désaveu de l'autre et de soi-même, plaçant l'individu tour à tour en situation de consommateur et de consommé, de client et de marchandise. Et ce, avec la bénédiction de quelques penseurs de la post-modernité au nom de notre soi-disant "émancipation" !. Fruit d'une longue enquête et d'une étude des marchés du sexe dans toute l'Europe, mais aussi des évolutions des mentalités, ce livre analyse, au plus près de nous, les bouleversements de cette nouvelle guerre du sexe. Et si le sexuellement incorrect aujourd'hui, ce n'était pas de revendiquer la part de l'autre dans la relation amoureuse? L'amour comme lieu de résistance.


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2008-10-29T20:57:00+01:00

Bonny (1/5) au milieu de nullepart

Publié par undetension

Bonny est à côté de Thou


C'était fin août, après des vacances pluvieuses dans l'ouest : Bonny-sur-Loire (45), est  le fief de ma famille paternelle, où habite encore mon oncle. Nous sommes aux confins de l'Orléanais, aux portes de la Bourgogne, une région paisible, maraîchère et viticole, à côté de rien, en perte de vitesse depuis que la gare SNCF a fermé, entraînant dans son sillage la poste, puis les banques et les petits commerces.


Longtemps premier employeur de la ville, la poterie de grès a également disparu du paysage, transformant ce bourg prospère et vivant, qui, dans ma jeunesse, comptait en centre-ville cinq cafés, quatre garages auto, trois hôtels, un photographe (ci-dessous à l'image), des coiffeurs, des épiceries etc., en une banlieue dortoir, réduite pour l'animation à un centre commercial en périphérie, une pharmacie, une boulangerie et un café presse au centre.



Le paysage bucolique, longtemps dominé par les silhouettes des villages environnants, a fait place à la monstruosité des centrales nucléaires, qui défigurent irrémédiablement le panorama. D'une colline, on peut par temps clair voir deux centrales : en amont, à quelques hectomètres, Belleville (sic), et en aval, Dampierre en Burly.
Rassurez-vous, mon objectif ne point jamais dans ces directions.



Je préfère baisser la tête et observer une fleur visitée par une abeille. L'infiniment petit, comme sous la mer, a souvent plus d'intérêt que l'infiniment grand.


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2008-10-28T22:48:00+01:00

histoire vraie : donc, terrifiante

Publié par undetension

Le destin du président américain actuel, à l'aide d'images d'archives : si ce type là avait occupé des fonctions plus obscures, on en rirait, mais là, ça donne froid dans le dos.
Le meilleur de Being W. de Karl Zéro, est dans le bref discours de sa femme, qui lance devant le gratin de Washington que, s'il veut utilement chasser les tyrans de leurs trônes, il faudrait qu'il évite de s'endormir dans son canapé tous les soirs vers 21h ! Pendant qu'il ronfle, elle regarde "desperate housewives"...
Le public croit à une blague, alors elle doit ajouter "I'm not kidding !", puis conclut qu'elle est une desperate housewife ! Le film ne montre qu'un extrait, voici la vidéo complète :

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