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2009-09-29T20:14:00+02:00

L'ami de Poutine, Bush et Khadafi

Publié par undetension

Les élites politiques françaises se distinguent en cette rentrée par des déclarations assez malvenues : relativisons, car le spectacle qu’offre l’Italie est bien plus lamentable.

Le Président du Conseil italien menace très gravement la liberté de la presse, et mène une vie privée indécente (voir la vidéo ci-dessous).
Voici le début d'un éditorial édifiant :

                       "Berlusconi et les médias, ou la démocratie à l'agonie

Pour bien saisir la situation italienne, il faut se figurer un homme politique français qui soit à la fois propriétaire de TF1, de France 2 et de M6, capable de nommer ses fidèles à la tête de Radio France et du reste du service public. A cela il faudrait ajouter quelques bricoles comme Hachette, Le Point, Le Figaro et une fortune personnelle évaluée par Forbes à 6,5 milliards de dollars. Impensable ? A Paris, peut-être, mais pas à Rome.
Les lecteurs m'excuseront si je leur demande encore un effort d'imagination : il faut accepter l'idée qu'un milliardaire comme celui que je viens de décrire soit élu président de la République et que, depuis le palais de l'Elysée, il lance une rafale d'actions en justice contre les journaux de l'opposition, fasse disparaître de l'audiovisuel toute voix critique (même celles des comédiens) et, pour faire bonne mesure, déclenche une campagne de calomnies contre le directeur du quotidien des évêques dans le but de l'obliger à démissionner. (...)
(article paru dans Le Monde du 13-09-09).

Le directeur du journal La Repubblica, est l'un des rares à tenir tête au cavaliere, qui nie mal se tenir. Pourtant, les faits (fesses) sont là :

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2009-09-29T19:24:00+02:00

quelle alternative à une politique de droite ?

Publié par undetension

La gauche est en crise. Partout. La confirmation la plus éclatante est apportée par les différentes élections qui ont eu lieu eu Europe depuis la chute des bourses en septembre 2008 : la droite l’a emporté quasiment partout depuis, et elle en fut parfois la première étonnée !
L'actuelle récession sera donc gérée par des gouvernements (démocratiquement élus) qui n'entendent rien changer ? Est-ce la mort du P.S. (en France) et la condamnation de la gauche à rester dans l'opposition ?
Quel excès d'optimisme, lorsque l'on y songe, quand, il y moins d'un an, Michel Rocard claironnait dans la presse : "la crise sonne le glas de l'ultra libéralisme" (2-11-2008)...



Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre Vert des affaires étrangères du gouvernement allemand de 1998 à 2005, tente une réponse dans l’édition du Monde du 26-09-09 qui publie son interview :

(...) La crise a-t-elle montré, en Allemagne comme en Europe, la faiblesse non seulement des partis sociaux-démocrates, mais d'une pensée social-démocrate ?

"La gauche n'est pas en forme mais la social-démocratie est accomplie, bien réelle. Si les grands-parents ou les arrière-grands-parents des ouvriers voyaient la classe ouvrière aujourd'hui, malgré les déficits et les difficultés de la vie, que constateraient-ils ? Le système de santé pour tous, les retraites pour tous, une Sécurité sociale de base pour tous, des salaires minimums, l'éducation gratuite... c'est la social-démocratie !

Tous les citoyens du monde seraient heureux de vivre dans ces conditions, sans compter la liberté individuelle garantie par l'Etat de droit. Je suis assez vieux pour me rappeler les années 1950 et 1960 en France et en Allemagne, c'était très différent. La social-démocratie a réussi. On le voit chez vous, chez nous, partout.

Vous avez les socialistes, les gaullistes, mais sur les questions fondamentales, tous ont un programme social-démocrate, tous sont pour l'Etat providence. Sarkozy, Merkel, sont sociaux-démocrates. A l'exception peut-être du Royaume-Uni, tous les pays le sont en Europe."(...)


Le lendemain, le journal s'entend dire la même chose par Michel Rocard :

(...) Les mentalités ne sont-elles pas en train d'évoluer ?

"Ça commence un peu à changer. Le signe le plus évident, c'est l'hostilité maintenant résolue du jury du prix Nobel d'économie au monétarisme. Mais les évolutions de la pensée sont aussi lentes que le mouvement des plaques tectoniques. Il faudra trente ou quarante ans avant que les gouvernements soient capables d'agir sur un consensus nouveau. L'économie s'est abstraite ces dernières années de la sociologie, de l'anthropologie, de l'écologie pour mathématiser ses hypothèses et ses déductions. Elle a cessé de s'intéresser aux conséquences sociales de ce qu'elle faisait pour laisser cela à la charité ou à la police. La réappropriation sera longue".

Est-ce pour cela que la gauche est en si mauvais état ?

"Il faut distinguer les cas. Le PS est un grand malade, pour le moment hors du coup. La social-démocratie européenne est davantage en mesure de penser. Elle n'a peut-être pas été en mesure d'éviter la crise des subprimes mais elle a su en faire le pronostic grâce à ses outils intellectuels qui n'étaient pas pollués par le monétarisme".(...)




Et le 29 septembre, une nouvelle interview porte l'estocade : Laurent Bouvet, professeur de sciences politiques, estime que le projet social-démocrate est historiquement achevé. Autrement dit, faute de nouveau produit (vert ?) la boutique pourrait fermer...

(...) "La crise de la social-démocratie est une triple crise.
La social-démocratie est en crise parce que, d'une certaine manière, elle a réalisé son projet historique, c'est-à-dire la mise en place de l'Etat-providence et d'une forme d'économie sociale de marché dans tous les pays où elle a exercé le pouvoir. Son programme est achevé historiquement.
Elle a aussi réussi en ce qu'elle a survécu au communisme, qui était l'autre grande voie vers la réalisation du socialisme. Donc la social-démocratie ou le socialisme démocratique est le vainqueur du combat historique engagé après la Révolution de 1917 contre la version révolutionnaire du socialisme.

Mais là aussi, la perte de cet ennemi intime a conduit la social-démocratie à se retrouver seule face au capitalisme et au libéralisme.
Et la troisième crise de la social-démocratie, c'est qu'elle a échoué face au libéralisme et au capitalisme, soit parce qu'elle n'a pas su leur résister, soit parce qu'elle en a délibérément épousé les contours. C'est ce qu'on appelle le social-libéralisme. Donc la crise est profonde, elle n'est pas simplement conjoncturelle." (...)

 

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2009-09-28T19:42:00+02:00

"les coupables devaient être traduits..." : des bourdes en rafale

Publié par undetension


Dans une conversation de café du commerce, de la bouche d'un plombier ou d'un employé de France Télécom, la bévue ne choque pas.
Mais qu'un ancien avocat et désormais plus haut personnage de l'Etat, garant de l'indépendance de la justice, bafoue ainsi la présomption d'innocence, c'est grave...
On sent une certaine nervosité depuis la vexation de fin juillet (superman fait un malaise en trottinant), il suffit de rappeler la récente prise de bec avec la pauvre Arlette Chabot.
Personnellement, j'incrimine le régime alimentaire : ce n'est pas une anorexique qu'il lui faut à sa table, mais une bonne vivante qui lui ferait des bons petits plats, lui ferait découvrir le vin et adorerait toucher ses poignées d'amour...Quelqu'un qui en ferait un vrai p'tit gars de chez nous, tranquille, sympathique et joyeux.

Quoiqu'il arrive demain, on ne reverra plus cette photo.

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