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2010-12-31T10:00:00+01:00

2011: partira ? partira pas ? Le fric ou l'Afrique ?

Publié par undetension

blindes-de-l-onu-devant-le-qg-de-ouattara

 

 

img253.jpg

 

Fuira-t-il par la terre, l'air ou l'eau ?

En tout cas, pas sans ses lingots.

Parions pour un départ de l'or en paquebot

de Laurent Gbagbo.

 

 

 

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Bonne année à tous...sauf aux dirigeants autoritaires et dictateurs qui sévissent un peu partout dans le monde, de l'Afrique à la Chine en passant par la Russie.

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2010-12-30T21:24:00+01:00

ouverture des cadeaux

Publié par undetension

Ah ! Plein de magnifiques concerts en d.v.d. ! Avec le temps exécrable de la semaine dernière, quel plaisir de regarder la télé bien au chaud chez soi et de profiter des cadeaux de Noël.

On commencera par ordre alphabétique avec Abbado, toujours aussi inspiré lorsqu'il dirige en Suisse. L'orchestre du festival de Lucerne le suit comme un seul homme, et le résultat est toujours époustouflant de vie, de virtuosité, d'authenticité

Cela dit, le chef n'a pas besoin d'une aussi somptueuse machine pour nous subjuguer. Récemment, un concert diffusé par Arte avec l'orchestre symphonique de la jeunesse vénézuélienne Simon Bolivar l'a prouvé.  

Pour revenir au d.v.d., le programme russe permet d'entendre la rare "Tempête" de Tchaïkovsky et la suite de "L'Oiseau de feu" de Stravinsky, dans des versions superlatives : le plaisir de jouer de chacun est palpable. Le morceau de choix est cependant ailleurs, avec le célèbre deuxième concerto pour piano de Rachmaninov*, que la belle Hélène joue à la perfection. Abbado l'accompagne avec brio : il a compris que le romantisme invite à la facilité et qu'il faut à tout prix y résister. Eviter la guimauve, le sirop, ne jamais en rajouter, se contenter de probité et de probité est payant.

 

 

abbado Rachmaninov

 

Sans doute moins pure musicienne, moins subtile que Grimaud, la jeune prodige Wang, joue avec une aisance déconcertante le difficile troisième concerto de Prokofiev. 

 

 

abbado Mahler Prokofiev

 

Pour vous donner une idée de sa facilité digitale, voici un extrait de "Petrouchka" de Stravinsky : 

 

 

 

 

 

Cependant, ce deuxième d.v.d. ne sera pas rangé à Prokofiev, mais à Mahler, où Abbado se situe une nouvelle fois très au dessus de la barre la plus haute, avec ici la première symphonie. Avec ce compositeur, il est en train de rentrer vivant dans la légende des plus grands chefs de tous les temps. Ce qu'il nous donne à entendre, cette puissance, ce bonheur, surclassent un siècle de concurrence. Et quelle beauté de son...

 

A la lettre B maintenant, on trouve Bernstein, pour des concerts viennois des années 80, tous sensationnels. Les symphonies n° 1, 2, 5 et 7 de Sibelius peuvent être jouées différemment, évidemment, ne serait-ce que plus vite, mais le chef new yorkais impose une vision grandiose à laquelle on ne peut résister. Des interprétations solides comme le granit, gorgées de vie, brûlantes, coulant comme de la lave en fusion. 

 

bernstein sibelius

Inutile d’aller plus loin dans l’alphabet que la lettre B, nous trouvons là pléthore de talents. Terminons avec Boulez, autre éminent chef, à la tête de l’orchestre également choisi par Bernstein pour ses Sibelius, la grande Philharmonie de Vienne, ici dans un programme de musique du XXè siècle.

Le chef français est comme chez lui dans la musique française de Ravel. Dans les Valses Nobles et Sentimentales, il double sa précision ancestrale d’une poésie assez nouvelle chez lui. Il s’adoucit et s’humanise avec l’âge, tant mieux.

Son ami Barenboïm le rejoint pour un autre monument concertant, le premier concerto pour piano de Bartok, cubiste et moderne à souhait, et qui se hisse au niveau de Prokofiev et de Rachmaninov. Pour terminer en apothéose, la version intégrale du ballet « l’Oiseau de Feu » de Stravinsky, que Boulez ne se lasse pas d’exécuter depuis des décennies avec une évidence (danse !), une science de l'orchestre, une jubilation totales.

 

 

boulez barenboim

 

*Muse se souviendra de lui. 

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2010-12-29T15:29:00+01:00

une dent contre le communisme

Publié par undetension

Le futile et le McDo ont remplacé la faucille et le marteau

 

 

Le communiste français est un vieillard à l'agonie. Né à Tours le 25 décembre 1920, il a donc 90 ans, et on voit que ses jours sont comptés.

 

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Dire que l'homo sapiens, lui, a 400 000 ans, la découverte de dents de cette époque dans une grotte vient de le prouver !

Alors que s'est-il passé pour que des idées aussi généreuses que celles du communisme, une si belle utopie, soient balayées aussi rapidement par le vent de l'histoire ?

Sans doute que le style directif du commandement et la langue de bois sont-ils passés de mode, ainsi que le "programme", trop peu crédible. L'église catholique subit une désaffection comparable en France, car sa façon à elle aussi de véhiculer le message, le contenant (davantage que le contenu), ne passe plus. Pourtant, on imagine mal plus dissemblables que ces deux mondes.

 

newcom 

 

Sans doute aussi vit-on mieux maintenant qu'il y a un siècle ou deux. Pourtant, les problèmes soulevés par les communistes demeurent entiers ! L'argent écrase tout, le droit de propriété supplante le droit du travail, l'argent du capital est moins taxé que celui du travail, l'écart entre riches et pauvres n'a jamais été aussi grand, les salariés ressentent souvent de la violence, au moins verbale, et donc de la souffrance, dans leurs relations avec leur hiérarchie etc. Alors, qu'est-ce qui n'a pas marché ?

Au moins trois choses :

- un concept inopérant à 50%. Le communisme, c'est apporter de très mauvaises réponses à de très bonnes questions. Le diagnostic porté par Marx sur notre société industrielle (ou post) demeure valable, mais les moyens imaginés pour corriger les défauts de notre système ne sont satisfaisants que sur le papier. La théorie est belle, mais impratiquable, pour avoir omis d'analyser la nature humaine. On peut faire les plus beaux schémas du monde, être capable de disserter brillamment pendant des heures sur "les hommes", si on ne comprend pas ce qu'est 'l'homme" au singulier, on fait immanquablement fausse route.

Visiblement, il y avait trop de sociologues au P.C., pas assez de psy.

 

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- un fonctionnement trop révolutionnaire et trop pyramidal : nés à peu près partout dans la clandestinité, les partis communistes en ont gardé un goût trop prononcé pour le secret et la direction autoritaire. Or, les communistes avaient les armes, principalement intellectuelles d'ailleurs, pour prendre le pouvoir, pas pour le garder. Car gouverner, c'est gérer, apaiser, pas dynamiter. Autant il est concevable qu'une petite organisation secrète (on pense à la Résistance) se passe de démocratie, autant un gouvernement élu ne peut se le permettre.

Visiblement, il y avait trop de personnages autoritaires au P.C.; font défaut diplomates et dix playmates*.

 

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- une insurmontable incohérence des composantes sociologiques (on y revient) des dirigeants du P.C.F. et de ses sympathisants. Le communisme forme en effet trois cercles humains distincts qui ne se recoupent quasiment pas.

Le noyau dur est constitué par le Secrétaire Général, issu de la classe ouvrière, un col bleu, donc.

Le deuxième cercle, qui gravite autour, est le Comité Central : un seul point commun avec leur leader, ils sont plutôt urbains aussi. Pour le reste, ils se situent à l'autre bout de l'échelle sociale, et n'ont que peu à voir avec les classes laborieuses : enseignants, intellectuels, fonctionnaires, autrement dit des cols blancs.

Le troisième cercle, l'électorat, est encore très différent, puisque plutôt rural. La forte assise électorale nationale du Parti tout au long du XXè siècle, le P.C.F. l'a trouvé avant tout dans le sud-ouest, bien davantage que le nord ou les banlieues rouges.

 

2007droiteGauche

 

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Bref, c'est mort pour le P.C.F., et guère mieux sur son aile droite immédiate : que ferait la gauche au pouvoir, sachant que les caisses sont vides ?

C'est devenu la meilleure arme de la droite ! Assécher les finances publiques, pour empêcher la gauche, si elle revenait aux affaires, de donner satisfaction à une majorité d'électeurs, en augmentant les revenus directs et indirects des moins fortunés, et en améliorant leurs conditions de vie. Désormais, un programme de gouvernement "sérieux" de gauche ne peut quasiment plus se distinguer d'un programme de droite, c'est la même rigueur, alors pourquoi voter pour la copie si on peut avoir l'original ?  

 

faucille marteau

 

* avec faux cils et matos dans le soutif.

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2010-12-29T10:48:00+01:00

désespérément beau

Publié par undetension

Il tombe des cordes en Europe centrale (4/7)

 

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Le début du premier mouvement du Divertimento pour cordes de Bartok, allegro non troppo, laisse penser que l’œuvre sera néo-classique et superficielle, comme le titre et la composition en trois mouvements le laissent penser. Rapidement, on se rend compte que le modernisme l’emporte, à coups vigoureux d’archets.

Avant un finale très optimiste et dansant, allegro assai, le point culminant de l’ouvrage est le mouvement central, molto adagio, désespérément beau et résigné, qui serre le cœur. Un drame affreux, tout l'inverse d'un divertissement.

 

 

 

 

Pas de doute, nous sommes au XXè siècle. Pour le drame, mais aussi pour la composition, en sandwich : le meilleur, la garniture, est au milieu, entouré de chaque côté de pain, plus quelconque.  

 

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En espérant un retour de la version de Fricsay, deux enregistrements rendent parfaitement justice à ce petit bijou, Dorati, lui aussi hongrois, et Pierre Boulez.

 

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2010-12-28T08:18:00+01:00

Et Floderer devint Flo

Publié par undetension

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C'est au XIXè siècle que les Parisiens commencèrent à apprécier le concept allemand de brasserie.

Aujourd'hui encore, ce type d'établissement est à la mode. Par les temps froids qui courent, une bonne choucroute est un plat idéal, vite servi le midi. A déguster dans l'ambiance rétro du premier restaurant "Flo", aux boiseries d'époque, dans l'une des plus belles rues pavées de la capitale, cour des petites écuries, 75010.

 

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Assis à côté d'un phonographe, un verre de Sancerre ou de bière à la main, on se trouve à l'endroit idéal pour parler vieilles cires (ach ! Furtwängler interpretiert Beethoven !) avec un collègue mélomane. 

 

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