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2013-05-31T01:10:00+02:00

contre Frigide Barjot (qu'elle arrête son cinéma)

Publié par undetension

Indignez vous ! La parole est à John Irving, romancier américain, révolté par les difficultés qu’éprouvent certaines minorités américaines à faire reconnaître leurs droits élémentaires et à être soignés convenablement.

 

(…) « L’attitude de Reagan* face au sida est doublement indéfendable. D’une part, il y a son silence, sa passivité, son abandon des malades à leur sort. Il y a eu plus de New-Yorkais morts du sida que d’Américains tués au Vietnam ! Or, si la plupart des victimes n’avaient pas été gays, le gouvernement se serait mobilisé et en aurait fait une cause nationale. Tout le monde le sait. Mais ce qui aggrave encore son cas, c’est que Reagan est sans doute le Président américain qui connaissait et fréquentait le plus d’homosexuels, en toute connaissance de cause. La plupart des Présidents viennent des milieux juridiques, financiers, politiques ou diplomatiques, où on rencontre peu d’homosexuels déclarés. Mais Reagan venait d’Hollywood, du monde du spectacle – même si c’était un piètre acteur et un mauvais président du syndicat des acteurs ! Non seulement il connaissait beaucoup de gays, mais plusieurs de ses amis sont morts du sida. Et pourtant, il n’a rien voulu faire. Voilà ce que je trouve impardonnable ! (…)

 

 

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Concernant la procréation médicalement assistée, je connais beaucoup de gays et de lesbiennes qui ont des enfants. Et ils doivent tellement lutter pour cela que ces enfants sont forcément et profondément désirés et aimés. Ce prétendu souci des enfants n’est qu’un prétexte pour s’opposer à l’égalité des droits. De même que les partisans de la ségrégation raciale avaient toujours des raisons à faire valoir pour justifier que les noirs utilisent d’autres toilettes que les blancs ou s’assoient ailleurs dans le bus. Mais aucune ségrégation n’est compatible avec l’égalité. On invoque le danger encouru par cette grande institution exemplaire : la famille hétérosexuelle. De qui se moque-t-on ? Regardez les grands classiques de la littérature : qu’y a-t-il d’exemplaire dans la famille d’Œdipe ou de Hamlet ? Et aimeriez-vous être l’enfant de Charles et Emma Bovary ? Nous avons derrière nous des siècles de preuves des ravages causés par le mariage hétérosexuel et le modèle familial. Alors prétendre que les hétéros constituent un exemple à suivre, c’est de la foutaise ! Il y a d’innombrables enfants de couples hétérosexuels qui ont eu leur vie foutue en l’air par une famille dysfonctionnelle. Mais, pour un enfant, ce qui est contre nature, ce n’est pas d’avoir deux pères ou deux mères, c’est de venir au monde sans être désiré et d’en pâtir, de se sentir un fardeau, de grandir avec des parents absents ou dans une ambiance pathogène, au lieu de se sentir constamment aimé et désiré. Comment oser prétendre que les hétéros sont plus aptes à élever un enfant ? Sur la base de quelles preuves ? Certainement pas celles qu’offre la littérature. »

 

* L’un des successeurs de Reagan, Bill Clinton cherche à faire avancer les choses

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2013-05-30T06:08:00+02:00

S.P.D. = Surclassé Par la Droite (Angela...)

Publié par undetension

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Le parti social-démocrate allemand vient d'avoir 150 ans. Mais il n'a passé "que" 30 ans au pouvoir ! Pas beaucoup ? Non, mais cela ne veut pas dire qu'il n' a pas eu une plus grande influence sur l'Allemagne que ce que les chiffres laissent supposer. A défaut des urnes, l'histoire lui a souvent donné raison. Le parti prônait l'unité économique européenne dès 1925, et fut le seul à ne pas voter les pleins pouvoirs à Hitler en 1933.

Mais aujourd'hui, il peine à trouver sa place dans un monde très différent de celui d'hier. Etre de gauche, aujourd'hui, pose un problème de définition, et ensuite de programme.

Difficile d'être aussi optimiste que ce politologue allemand qui déclare :

" Malgré sa faiblesse, le Parti social-démocrate allemand (SPD) reste la clé de voûte de tout projet progressiste pour l'Allemagne. L'état général de l'Europe est plutôt favorable à la gauche. Avec la crise financière, l'idéologie néolibérale a perdu de son lustre. La justice sociale, la régulation des marchés et le contrôle démocratique du pouvoir de l'argent sont désormais au centre des préoccupations des citoyens. Et pourtant, le SPD traîne encore dans les sondages.

Cette stagnation est en partie due aux réformes menées par l'ancien chancelier social-démocrate, Gerhard Schröder. Elles ont provoqué l'affaiblissement de l'image de marque du parti comme "protecteur" du petit peuple. Les charges fiscales qui pèsent sur les salaires restent élevées et la richesse des ménages se situe nettement au-dessous du niveau moyen européen. Autrement dit, l'Allemagne est riche, pas les Allemands." (...)

 

la suite de l'article ici

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2013-05-29T05:36:00+02:00

rues calmes en apparence

Publié par undetension

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On se ballade tranquillement, les rues mexicaines sont calmes. En apparence. Vous n'avez personne à qui vous fier réellement, surtout pas la police et l'armée, corrompues.

Et on ne parle bien sûr pas des violences liées au trafic de drogue.

Une jeune journaliste mexicaine a dû fuir en Espagne tellement les trafiquants lui mettaient la pression. Son crime ? Dénoncer leurs agissements criminels sur un blog, blog del narco (3 millions de visiteurs par mois !), et maintenant dans un livre.

 

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Personne ne connaît son visage, ni son nom. Un combat clandestin d'un rare courage. Obama ferait bien de modérer ses louanges à l'égard de son voisin du sud, et d'explorer de nouvelles voies avec eux, ils y sont prêts. En quarante ans, déjà mille millards de dollars engloutis par l'O.N.U. en pure perte dans la lutte contre la drogue...

 

 

*                       *

 

 

A signaler aussi qu'au festival de Cannes, la semaine dernière, le film -mexicain, ce n'est pas un hasard- Heli a remporté l'officieuse palme de la violence : on y verrait frontalement un homme prisonnier, dénudé, pendu par les bras, le sexe frappé à coups de planches, puis arrosé d'essence et enflammé.

Reflets de notre société, les films de Cannes ? La plupart aborde au moins l'un des trois thèmes suivants : l'argent, roi incontesté de la quinzaine, l'homosexualité et donc, la violence. A l'oeuvre presque partout, donc : des injustices sociales. Bourdieusien, donc.

 

 

 

 

Cozumel, le 9-04-13

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2013-05-28T02:11:00+02:00

le monde du silence version fluo orange

Publié par undetension

Plongée à proximité de Koh Surin Taï, sur le site de Rainbow rock : au programme, coraux, comatules, demoiselles à trois points, anémones, coraux, baliste bleu, poisson ballon, anémone orange (magnifique ! presque fluo !), poisson clown (grand et petit tout mimi), poisson ange royal, murène et phyllidie verruqueuse.

 

 

 

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2013-05-27T02:01:00+02:00

Course interminable (et vaine) au bonheur du terrien qui raisonne du seul point de vue de l'"économie", de façon égoïste qui plus est

Publié par undetension

Saisissons l'occasion ! C'est si rare de nos jours, un économiste qui emploie le mot "bonheur" et cherche à rapprocher les gens !

 

(…) - « Vous parlez d’une rupture d’équilibre entre coopération et compétition…

- La société contemporaine devient en effet beaucoup plus compétitrice. Primes, classements en tout genre se multipliaient partout. La compétition l’emporte sur la coopération. Or, toute société se doit d’articuler les deux. (…) Partout, la compétition progresse et la coopération recule.

- Pour vous, le bonheur régresse ou stagne dans les société riches, en France comme ailleurs, malgré une richesse matérielle beaucoup plus élevée qu’autrefois. Pourquoi ?

- Le mécanisme psychologique qui explique cette frustration est a priori simplissime. Les gens ne sont jamais rassasiés parce qu’ils s’habituent à tout. Mais le point essentiel, que les économistes ont fini par comprendre, est que les humains sont incapables de prévoir cette adaptation elle-même. Les gens pensent qu’en ayant plus qu’ils n’ont aujourd’hui ils seront plus heureux, mais uniquement parce qu’ils ne parviennent pas à comprendre que, une fois riches, leurs besoins évolueront aussi. Le plaisir que l’on pense obtenir en s’enrichissant s’évapore, et il en faut encore davantage, mais toujours en vain. Un autre facteur dissipe la satisfaction d’être plus riche : la comparaison aux autres. Chacun veut réussir relativement à ceux auxquels il se compare. Une course-poursuite est alors engagée, sans que personne n’en maîtrise la logique. Je veux être plus riche que mes voisins, et ceux-ci veulent l’être aussi, et au final la course est vaine. La poursuite du bonheur est totalement inefficace, si l’on veut utiliser ce langage. Les humains échouent deux fois : à saisir la la logique de leurs propres aspirations, à coordonner leurs décisions avec celles des autres. La formidable accumulation de richesses dont le capitalisme a été capable est fondée sur des principes absurdes, si on les rapporte à la stricte recherche du bonheur. (…)

- La crise financière en Occident révèle-t-elle son déclin irrémédiable ?

- La crise financière se situe à l’intersection de tous ces éléments. Le nouveau capitalisme financier a éradiqué la société de classe moyenne qui pouvait exister dans les années 1950 et 1960 aux Etats-Unis. La montée des inégalités américaines n’a laissé aux classes moyennes et populaires que la dette pour tenir leur place dans la société. (…)

 

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- Vous écrivez « Le paradoxe central de notre époque est le suivant : l’économie est sommée de prendre en charge la direction du monde à un moment où les besoins sociaux peinent à s’inscrire dans la logique marchande». Quels sont ces besoins de la société post-industrielle qui n’entrent pas dans le moule économique traditionnel ?

- Le paradoxe de la période actuelle est en effet que l’économie tend à dicter partout son modèle, mais à un moment où l’évolution des besoins sociaux va dans une autre direction. Les grands pôles de la société post-industrielle que sont notamment l’éducation et la santé n’entrent pas dans le cadre de la société marchande. Lorsqu’on essaie de donner des incitations financières à des profs et des médecins, en fonction de leurs résultats par exemple, on débouche vite sur des catastrophes pédagogiques ou sanitaires.(…)

- Selon vous, « la force d’entraînement sur l’ensemble de l’économie des nouvelles technologies reste incertaine. Il semble improbable qu’elle permette de répéter, voire d’approcher, la croissance industrielle du XXè siècle ». Est-on condamné à un appauvrissement généralisé ?

- Le cœur de l’activité est aujourd’hui dans les services de proximité et dans la production immatérielle. D’immenses gains de productivité et de croissance y sont possibles grâce à la révolution informatique notamment (…) La croissance fonctionne davantage au cost cutting –la réduction des coûts- qu’à l’extension de la production. Son potentiel devrait être plus faible qu’à la grande époque de la production de masse.

- Pour vous, l’euro s’est transformé en une nouvelle « prison dorée, et l’austérité imposée aux pays fragiles crée un remède pire que le mal ». Que faut-il faire ?

- L’Europe est confrontée à une crise existentielle. Les pionniers de la construction européenne avaient parié que que l’intégration économique déboucherait sur l’intégration politique. Les dirigeants actuels font la douloureuse découverte que ça ne se passe pas comme prévu. L’économie ne mène qu’à elle-même, et certainement pas à la citoyenneté politique. Aujourd’hui, les Allemeands ne veulent pas payer pour les Grecs ou les Espagnols, et ce faisant ils répètent exactement les erreurs des années 30 : ils laissent les marchés financiers s’affoler, sans forces de rappel et sans repères. » (…)

 

extraits d’une interview de Daniel Cohen publiée dans le Nouvelobs du 30-08-12

 

seconde interview ici

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