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2013-08-31T05:58:00+02:00

Paris ne perd pas ses quartiers, mais son latin

Publié par undetension

Quelques perles véridiques, vues sur des façades de boutiques du centre de Paris (principalement le 10è arrdt) : on commence tranquillement avec une erreur d’accent : pour un Turc, féminin avec accent aigu sur le « e » ne fait pas assez viril, alors va pour l’accent grave.

 

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doc hammer est un complément alimentaire vendu sur internet et en sex shop : eh, non, sexuel n’est pas invariable !


 

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Bon, là, il n’y a pas de faute à proprement parler, mais nous sommes bien loin de la Mésopotamie mes amis !

 

 

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Autant "sexuel" se transforme au fèminin, oups, lapsus pardon, au féminin, en "sexuelle", autant spécialité ne prend jamais de e. Tunisienne ou française.

 

 

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Festival incroyable pour finir, avec un patron très généreux en gags : sur ce petit panneau, il manque le s à différent ! sandwich ne s’écrit pas du tout, mais alors pas du tout comme ça ! chicken est tronqué ! et dessert ne prend ni l’accent aigu de féminin, ni le grave de excès de zèle linguistique…Cherchez l'èrreur !

 

 

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2013-08-30T01:00:00+02:00

"La droite de combat est toujours là"

Publié par undetension

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- "On compare parfois la situation actuelle en France avec les années 1930 : affaires, remise en cause des élites politiques, montée de l'extrême droite, racisme et antisémitisme... Est-ce légitime ?

- Oui, jusqu'à un certain point. On constate une certaine odeur de décadence, une certaine crise morale, un sentiment d'incertitude "postmoderne". Un vague sentiment se diffuse selon lequel la démocratie ne serait qu'un écran de fumée, qui recouvre le vrai pouvoir, celui de l'argent, ce qu'on appelait dans les années 1930 les puissances occultes. Il y a aussi une désaffection certaine à l'égard des élites, de droite ou de gauche, et il ne faut pas minimiser l'impact de l'affaire DSK... Si c'est ça l'élite gouvernante, le fric, les bordels ou la recherche d'une nationalité belge, pourquoi pas un peu de poujadisme ? (…).

Mais il y a aussi une différence de taille : aujourd'hui il n'y a pas d'alternative au système ; il n'existe pas de régime fasciste. Pas de communisme, pas de nazisme, pas de guerre européenne en vue, ce qui rend d'ailleurs le phénomène de désaffection à l'égard de l'ordre établi plus intéressant encore, parce que la période actuelle n'est pas une période de désastre matériel.

En dépit d'une croissance zéro, en dépit du chômage et d'autres difficultés, la France est encore un des points à la surface du globe où la vie est supportable, même pour les plus défavorisés. Cela n'empêche pas ce sentiment de désaffection d'y persister et d'y imprégner la société.

- Les manifestations contre le mariage pour tous ont révélé la persistance d'un certain esprit anti-Lumières. Faut-il s'en inquiéter ou n'est-ce qu'une survivance ?

- Je pense qu'il faut s'en inquiéter, parce que rien n'est acquis. Les phénomènes de rupture des années 1930 et 1940, le désastre européen n'appartiennent pas exclusivement à l'entre-deux-guerres. La droite de combat du XXe siècle n'est pas née en 1914 au Chemin des Dames et n'est pas morte le jour de la libération de Paris, ni avec l'entrée de l'Armée rouge dans Berlin. Il n'existe aucune raison méthodologique qui permette de penser que la France et l'Europe ont été, une bonne fois pour toutes, guéries et immunisées contre le fascisme en 1945. La tentation nationaliste fascisante fait partie intégrante de la culture européenne et vient de la tradition des anti-Lumières.

Le ralliement des droites européennes à la démocratie après 1945 ne signifie pas en effet l'acceptation des Lumières que j'appelle franco-kantiennes, de la nation citoyenne, de l'autonomie de l'individu et des droits de l'homme. Car la démocratie, ce n'est pas seulement le suffrage universel, c'est avant tout les droits de l'homme, c'est la primauté de l'individu, c'est l'égalité, non seulement devant la loi, mais l'égalité des chances, ainsi que la distribution équitable des richesses nationales.

Ce qui se passe actuellement en France, c'est une guerre pour l'hégémonie culturelle. La guerre économique et sociale est perdue pour la gauche, faute de combattants. Nul ne songe à toucher aux structures de la société, à gauche comme à droite. Le seul champ de bataille qui demeure, c'est la culture. Or la gauche se voit toujours suspectée de privilégier les valeurs universelles par rapport aux valeurs nationales, les valeurs matérielles par rapport aux valeurs morales ; d'être toujours prête à sacrifier les valeurs de la patrie, soit sur l'autel de principes abstraits y compris, évidemment, l'égalité des sexes, soit sur l'autel de l'Europe ou de la mondialisation.

- Vous dites que ce qui empêche l'extrême droite d'accéder au pouvoir est la capacité de résistance de la droite traditionnelle. Pensez-vous que l'UMP joue ce rôle ?

- Non, l'UMP ne bloque pas l'ascendance du FN. Au contraire, elle la facilite par une attitude qui – en gros, et même si cela dépend des contextes locaux et des moments – est ambiguë, quand elle n'est pas neutre ou favorable. On peut facilement imaginer que l'aile marchante de l'UMP, derrière Nicolas Sarkozy, s'accommoderait assez facilement d'une alliance avec le FN. Cette ambiguïté se nourrit de l'idée, chère aussi à la droite néoconservatrice américaine qui s'en prend à toute mesure libérale d'Obama, selon laquelle, les grands problèmes dans la vie des hommes sont d'ordre moral. L'essentiel est le sentiment d'appartenance charnelle à une communauté historique. Sur cette base-là, l'UMP et le Front s'accommodent assez bien. (…)

- La coopération de gouvernements européens au programme Prism de surveillance de l'Agence de sécurité américaine NSA, le fonctionnement bureaucratique de Bruxelles ne sont-ils pas d'autres indices du recul de la démocratie ?

- Notre monde n'a jamais été aussi orwellien dans la technique de la surveillance. Mais il n'y a pas que cela. On doit compter aussi avec un phénomène de démission, un grignotage constant des droits de l'homme. L'obsession sécuritaire constitue un aspect de cette érosion. L'ennemi est omniprésent. Il est vrai que cet ennemi exploite parfois, quand il s'agit du terrorisme, d'Al-Qaida, les largesses de la démocratie. Mais l'obsession sécuritaire est devenue une sorte de maladie et d'alibi. Nous avons toujours pensé qu'en dépit de tous les défauts des Etats-Unis que nous connaissions, sur un point, ils étaient supérieurs à l'Europe : la défense des droits de l'homme et de la liberté d'expression. Or, voilà qu'ils se retrouvent derrière l'Europe. Mais, ne l'oublions pas, ce grignotage constant est toujours un moyen d'affirmer la préséance des droits collectifs, nationaux, des communautés nationales sur les droits individuels. (…)

- Quelle place tient la question religieuse dans une pensée de gauche ?

- Je suis toujours autant fasciné par la laïcité et l'universalisme franco-kantien. Je pense que la guerre à la laïcité, que l'on fait aujourd'hui, vient de ce qu'on associe la laïcité au nihilisme moral, et cela, en fait, vient des Etats-Unis. Certains regardent la religion comme un instrument de santé sociale parce que la culture ne peut pas fournir un ensemble de valeurs fondamentales. Je crois que c'est faux : on n'a pas besoin de la religion pour réfléchir aux valeurs fondamentales. Ce qui fait reculer la laïcité, c'est l'effritement de la tradition des Lumières. La pensée de gauche doit rester enracinée dans cette idée."


Extraits d’une interview de Zeev Sternhell, historien, parue dans Le Monde du 16-08-13

 

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2013-08-28T00:11:00+02:00

L.A. gang...renée par la violence...pas que masculine

Publié par undetension

L.A. capitale de la pétasse, soit.

Mais chez les jeunes filles, il y a plus crasse, si si. Une espèce heureusement sédentaire, ne quittant jamais South Central : les membres féminins des gangs. Il faut le voir pour le croire : on dirait la Somalie, mais non, le reportage, formidable, a bien été tourné à Los Angeles.

 

 

 

 

 

 

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2013-08-27T01:48:00+02:00

Gemäldegalerie Berlin XVIIè s. (5/5)

Publié par undetension

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Une belle collection de Rembrandt pour terminer ce panorama «nordique», et clore en beauté cette découverte de la Gemäldegalerie de Berlin.

En attestent Le Ministre mennonite Cornelis Claesz Anslo et son épouse Aeltje (ci-dessus), ainsi que Samson menace son beau-père.

 

Gemaldegalerie_Rembrandt_-Simson-bedroht-seinen-schwiegerv.jpg

 

On n’ajoutera qu’une chose : à ce moment là de la visite de la Gemäldegalerie, vous n’avez admiré que la moitié des tableaux ! Car il y a autant de salles consacrées aux maîtres italiens qu'à ceux de l'Europe du nord ! Pour donner une idée du niveau, citons simplement : Giotto, Masaccio, Lippi, Botticelli, Veneziano, Mantegna, Carpaccio, Tiziano, Raphaël, Canaletto, Guardi…

Et bien sûr mon petit chouchou, Caravaggio, représenté à Berlin par cet Amor, vincet, omnia.

 

 

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L'autre aile du musée, ce sera pour une autre fois, et je savais à ce moment là que le mois suivant Berlin, j’allais puiser directement à la source de cet art, et verrai encore plus beau, en visitant le musée des Offices à Florence ! Là où est exposée ma Madone préférée depuis toujours, la plus douce de toutes, celle de Lippi, la Vierge à l’enfant et deux anges.

 

Fra_Filippo_Lippi_-_Madonna_with_the_Child_and_two_Angels.jpg

 

 

 

Ah, la douceur...

La douceur...Le monde en manque singulièrement... Heureusement, quelques irréductibles gauloises et gaulois résistent !

 

 

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