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2012-11-07T00:40:00+01:00

c'est toujours un peu difficile juste après

Publié par undetension

On imagine que c'est le texte d'une fille de notre époque, qui ne voit pas assez souvent à son goût son boyfriend. Vu de l'extérieur, les bien-pesants diraient sûrement qu'ils ont juste tiré un coup. Injuste et méchant. Il n'en est rien, la brièveté (supposée) des rencontres n'empêche nullement l'intensité :

 

Subséquent

 

 

C’est toujours un peu difficile juste après.

 

L’après de la peau, des regards, de l’odeur, de la brume.

Épouser un monde si évident, un skin-sweet-skin, s’y fondre et s’en repaître, et ce temps qui file à la vitesse des éclairs qui passent dans tes yeux.

 

Devoir s’en éloigner, s’en arracher, se retrouver pantelante, presque mutilée, se couler dans une réalité faite de gris, où la fadeur teinte ces lieux que tu n’arpentes pas. Garder, le plus longtemps possible, les traces de ce pays, cet aller-retour, ce transit, cette bulle qui s’ouvre dans le temps, dorée.

S’en aller au plus vite, claquer la porte et dévaler les escaliers, expédier cet instant du passage, le raccourcir à l’extrême parce qu’il est dur, brutal.

Se souvenir des images, il y a une heure, une minute, un siècle, maudire ce qu’on n'a pas fait, ce qu’on n'a pas dit, parce qu’on n’a pas eu le temps, parce qu’il y a tellement de choses à faire et à dire, que tout concentrer est impossible.

 

C’est toujours un peu difficile juste après.

Alors je pense, je revis et j’apprivoise. J’ai la chair qui bat et la tête qui tremble.

Ce voyage dans l’essentiel, toujours si court, toujours si dense. Et tout autour, rien, ou si peu. Repartir et décoller. Tu me découvres et me creuses.

Je n’ai même pas envie de te plaquer une étiquette, d’expliquer, de comprendre.

Se laisser porter. D’instinct. Pas spontané, non. Nu.

 

C’est toujours si difficile juste après.

Alors je pense, je projette et j’anticipe. Je sais que tous ces canevas ne colleront pas au réel. Parce qu’on a beau prévoir et devancer, quand les peaux se collent, plus rien n’existe que ce truc ventral qui mène la danse, sans que l’on doive en compter les pas, parce que tout compte au delà de ça, parce que tout s’improvise et s’engendre sans plan, sans notice, sans ligne. Tout se sinue.

 

Plein de voyages, plein d’escales et de jet-lag.

Mon étrange. Mon pluriel. Boulimique de toi.

 

 

pubis-fleuri.jpeg

 

 

article de La Fille du 10-03-12

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