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2013-12-22T01:29:00+01:00

Pour en finir avec les clichés sur la Roumanie désert culturel et berceau des délinquants tsiganes

Publié par undetension

Grands chefs d’orchestre : Sergiu Celibidache (1/2)

 


Il ne croyait pas au disque, ne fréquentait pas les studios d'enregistrement, et pourtant, malgré la faible exposition médiatique du classique, cela ne l’a pas empêché d’atteindre une renommée planétaire de son vivant.

Cet excellent reportage permet de se faire une idée sur ce personnage au caractère bien trempé

 

 

 

 

Roumain de nationalité, Celibidache prouve que son pays ne peut être réduit à la caricature du repère de gitans délinquants ou de base arrière des roms voleurs à la tire. Regardez plutôt le plaisir (et le talent) qu’il a à diriger une œuvre de son brillant compatriote Enesco, ici la Rapsodie roumaine n° 1, en 1978 à Bucarest.

 

 

 

 

 

*              *

 

 

Idées de cadeaux de Noël (6/7) : 20 à 30€ chaque coffret

 

 


Pour poursuivre à tête reposée la découverte de ce chef mythique, achetez au moins l’un des quatre coffrets suivants.

 

celibidache-bruckner-12cd.jpg

 

 

Perso, je commencerai par celui consacré aux symphonies de Brückner, dans une quasi-intégrale de référence. Le fan complétera évidemment avec les d.v.d., issus d’autres enregistrements, ça ne doublonne pas, nous en avons déjà parlé.


 

celibidache-mus-sacree--opera-11cd.jpg

 


Les coffrets musique sacrée et opéra, ainsi que celui de symphonies étant très légèrement en retrait (c’est chipoter à ce niveau d’excellence), ceux que rebute la musique germanique et/ou chorale... 


 

celibidache-symph-14cd.jpg

 

 

...craqueront forcément à l'écoute des pièces françaises et russes.

C’est là que s’exprime le mieux le génie du chef, équilibre parfait entre la précision d’orfèvre, la discipline, le perfectionnisme saxons, et la fougue, l’élan lyrique latin. Quel merveilleux souvenir pour moi : c’était en 1985, et Celibidache se produisait pour la première fois à Paris avec sa Philharmonie de Munich, salle Pleyel. Ce chef n’était connu à l’époque que par le bouche à oreille, aussi quelle ne fut pas ma surprise d’assister au meilleur concert de classique jamais entendu ! Mon ami mélomane et voisin dans la salle, d’habitude si pondéré, n’y alla-t-il pas d’un « bon, eh bien finalement, contrairement à ce que je pensais jusque là, il se pourrait bien que Dieu existe »… C’était tellement mieux que Berlin avec Karajan par exemple ! C’était, au sens propre du terme, inouï ! Un choc indescriptible : comment pouvait-on jouer aussi bien ? S’élever spirituellement aussi haut en gardant la tête aussi froide. Quelle maîtrise ! Cela fait près de trente ans, mais je m’en souviens comme si c’était hier. Mort et transfiguration de Richard Strauss, Rapsodie espagnole de Ravel, Tableaux d’une exposition de Moussorgsky/Ravel, la chair de poule tout du long !

 

 

 

celibidache-mus-francaise-russe-11cd.jpg

Alors pourquoi trouve-t-on autant d'enregistrements -officiels !- en vente libre alors qu'il ne souhaitait pas faire de disques ? Par chance : il s'agit en effet de "live" captés à la fin de sa carrière à Munich par la radio, que ses héritiers, après sa mort, ont décidé de publier.

Merci à eux. Eternelle reconnaissance. 

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