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Articles avec #indignation catégorie

2017-08-17T05:20:00+02:00

Trump must go

Publié par undetension
Trump must go

Indignez vous ! La parole est à Barack Obama, pour le tweet le plus liké de l'histoire, puis à la presse écrite

Trump must go

 

En France, le dernier éditorial du Monde pointe avec consternation que Donald Trump « assume une transgression sans précédent », en volant publiquement au secours des néo-nazis, qui en ont immédiatement profité pour hausser le ton ! Terrifiant

 

Trump must go

Outre Atlantique, le très sérieux Washington post parle d'abomination, et en tire les conséquences : Trump doit partir ! Mêmes les sportifs américains le disent !
Le plus tôt serait le mieux, car chaque semaine il commet au moins une bourde gravissime.

Trump must go

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2017-08-04T06:36:00+02:00

"Pourquoi il faut mettre Google au pas"

Publié par undetension
"Pourquoi il faut mettre Google au pas"

Indignez vous ! La parole est à Eric Vernier, professeur de finance

"Le bon sens rappelle que mieux vaut un bon accord qu'un mauvais procès. C'est ce qui semble avoir présidé à l'annonce mardi dernier par Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, de l'éventualité d'une transaction financière avec Google. Le tribunal administratif a en effet annulé le redressement fiscal de 1,15 milliard d'euros infligé à la firme. L'Etat a décidé alors de faire appel, mais le ministre a évoqué parallèlement cette possible négociation. Comment les magistrats motivent-ils leur décision? Les ventes publicitaires de Google, si elles se font en France, sont effectuées par sa filiale irlandaise, Google Ireland Limited (GIL).
On connaît le montage, c'est celui de l'ensemble des Gafa*, décrié depuis dix ans et qui permet aux industries du Net et autres multinationales d'échapper à l'impôt ou tout du moins de le réduire fortement, améliorant ainsi extraordinaire-ment la compétitivité internationale et la rentabilité de ces entreprises.
Alors, effectivement, face au poids de ces mastodontes et à la qualité de leurs conseillers, notamment fiscaux, les Etats sont obligés de négocier pour espérer récupérer un peu d'argent et éviter un procès long et coûteux dont on ne connaît jamais l'issue. Mais c'est, je pense, une erreur fondamentale.

"Pourquoi il faut mettre Google au pas"

La transaction est une solution de facilité qui règle à court terme une problématique récurrente de la fiscalité nationale face à la mondialisation des transactions, à l'internationalisation des firmes et à l'existence des paradis fiscaux. Par le "Double irlandais", le "Sandwich hollandais" et autres recettes d'optimisation fiscale sauvage, les multinationales font perdre à la France plusieurs milliards d'euros chaque année, quand on sait que l'impôt sur les sociétés (IS) total s'élève à 60 milliards d'euros et la TVA à 185 milliards d'euros environ. Poussant même les Etats européens à baisser leur taux d'IS pour contrer les offensives irlandaises.
Dans ces conditions, la négociation apparaît comme une tentative désespérée. Il faut pourtant traiter la question au fond. Se demander comment changer les règles pour éviter ces excès qui se sont installés de manière permanente, humiliant un peu plus chaque jour les Etats. Comment?
En homogénéisant les assiettes et les taux d'imposition en Europe ; en modernisant les outils des administrations avec la promesse offerte par les Big Data ; en changeant les règles, sans se limiter au siège social des entreprises pour fonder le lieu d'imposition ; en renforçant et précisant la notion "d'établissement stable" ; en améliorant le reporting pays par pays ; etc. Nous avons des lois, des outils et des process qui datent d'un siècle face à une économie sans frontières dont la transformation est d'une rapidité sans précédent.
En définitive, cette solution "effet de manche" apparaît comme un signal fort envoyé aux Gafa*, leur indiquant que les accords seront la règle, accords au sein desquels ils se trouveront souvent en position de force et où ils finiront par payer moins que ce qu'ils doivent. Cette position va peut-être dans le sens de l'histoire du président de la République, qui instille une certaine américanisation de notre société, de la main sur le cœur pendant l'hymne national jusqu'au règlement transactionnel des délits financiers. Heureusement, le gouvernement annonce en même temps qu'il fait appel de la décision du tribunal administratif. Faible consolation qui laisse un peu d'espoir quant à l'issue de ce bras de fer."

* ou GAFAM : acronyme des géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft 

article paru dans le J.D.D. du 31-07-2017.
Un discours responsable, qui tranche avec, par exemple, le poujadisme d'un autre âge de Bigard, le moins drôle et le plus vulgaire de nos humoristes, qui se ridiculise ici encore davantage qu'à l'accoutumé en essayant de jouer la victime, une sorte de nouveau Pagny. Si son public savait combien de fois plus qu'eux ce type puant gagne comme argent net d'impôt, ils riraient sans doute moins.
 

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2017-02-26T06:58:00+01:00

merci patron

Publié par undetension
merci patron

Indignez vous ! La parole est au cinéaste François Rufin, qui a déclaré en recevant son César du meilleur documentaire :

"Mon film, il parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Et au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens, qui s'appelle Whirlpool, qui fabrique des sèche-linges, qui subit la même histoire puisque maintenant ça part là aussi en Pologne (...)  Ça fait maintenant trente ans que ça dure dans l'ameublement, dans le textile, dans la chimie, dans la métallurgie, ainsi de suite. Pourquoi ça dure depuis trente ans ? Parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on n'en a rien à foutre. Si c'étaient des acteurs qui étaient mis en concurrence de la même manière avec des acteurs roumains, ça poserait problème immédiatement. Si c'étaient des journalistes, quand on touche à l'avance fiscale des journalistes, ça fait des débats, il y'a des tribunes dans les journaux. Mais imaginons que ce soient les députés, qu'on dise que les députés ne sont pas assez compétitifs. Un député français coûte 7610 euros par mois, un député polonais coûte 2000 euros par mois (...) Mais imaginons qu'on dise : demain, il faut délocaliser l'hémicycle à Varsovie.

Donc dans ce pays, il y a peut-être des sans-dents, il y a surtout des dirigeants sans cran. Donc François Hollande, maintenant, il a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire, c'est la finance, qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français. Qu'il puisse sortir de l'impuissance et se bouger le cul."

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2017-01-13T07:19:00+01:00

"Donald Trump ne rit jamais"

Publié par undetension
"Donald Trump ne rit jamais"

Indignez vous ! La parole est à Russell Banks, écrivain américain "progressiste" excédé par la dérive droitière de son pays, suite à la victoire de Trump à la présidentielle américaine

 

(...) Comment cet ignare déséquilibré est devenu l'être humain le plus puissant de l'univers connu (...) Demander si la colère et la haine envers Obama ont contribué à la victoire de Trump revient à demander si le racisme et les préjugés raciaux ont pesé. Bien sûr qu'ils ont joué. Au même titre qu'une ignorance généralisée, la peur et les inégalités économiques, l'incompétence et l'arrogance du parti concurrent, le désir de changement, et une angoisse grandissante née de l'évaporation du rêve américain.
Tout comme le culte de la célébrité et de la télé-réalité, et la tendance de plus en plus prononcée à s'en remettre aux réseaux sociaux pour s'informer.
Le piratage par les Russes des comptes e-mail des membres du Comité national démocrate a peut-être aussi pesé. Et, oui, la misogynie et la xénophobie ont également aidé Trump à battre Clinton. (...)


L'Amérique a enfin élu le président que sa culture appelait depuis plusieurs générations. (...)
Avec l'aide de la révolution médiatique et technologique qui a commencé avec la télévision, notre culture politique a été phagocytée par la culture du divertissement de masse. (...)
Nous n'avons jamais élu un président aussi non qualifié à tous les égards que Donald Trump. Et aucun homme politique n'a jamais concentré entre ses mains un tel pouvoir sur le destin de l'humanité et de la planète que l'actuel président des Etats-Unis. (...)
En nous autorisant à devenir son public dans le programme de télé-réalité qu'est devenue notre vie politique nationale, nous avons permis à Donald Trump de devenir notre chef.
Nous sommes témoins de la fin d'une époque et du commencement d'une autre. Nous sommes dans la fin de l'ère de la démocratie libérale - on pourrait même dire de la démocratie libérale mondiale qui a dominé l'Occident depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale - et au début de celle des oligarques. C'est peut-être la Russie post soviétique qui nous donne un aperçu de ce qui nous attend, d'où l'enthousiasme apparent de Trump pour Poutine et son régime. (...)
Nous ne verrons peut-être plus d'autre président comme lui [Obama]. Non pas parce qu'il est exceptionnel d'un point de vue humain, mais parce que son époque, celle où un démocrate libéral pouvait prétendre parler au nom du peuple américain, est en train de disparaître. C'est la volonté du peuple américain qui a changé. (...)

 

"Donald Trump ne rit jamais"

Trump ne rit jamais. (...) C'est dérangeant, et c'est même assez effrayant. (...) Ajoutez à cela sa «paresse» et son «arrogance» (...) Il se vexe et il s'énerve très facilement. Il ne boit jamais d'alcool, son plat favori est le hamburger de fast-food avec des frites, c'est un narcissique phobique des microbes qui souffre de troubles obsessionnels compulsifs et de troubles de l'attention. (...)


Depuis plus d'un demi-siècle, les républicains se sont jurés d'effacer l'héritage du New Deal de Franklin Roosevelt (...) Pour ce faire, ils ont démantelé toutes les politiques sociales progressistes mises en place durant le XXe siècle. Ils ont fait preuve d'une détermination sans faille et ils n'ont jamais fléchi. C'est ce qu'ils entendent vraiment lorsqu'ils parlent de «rendre sa grandeur à l'Amérique». (...)
Ces dernières années, le monde a tellement changé que le contrôle étatique et économique de toutes les formes potentielles de résistance s'en est trouvé renforcé et légitimé.
Nous sommes peut-être en train de connaître un nouvel âge sombre durant lequel de petits groupes d'humanistes doivent se retrouver en secret afin de préserver les grands textes, les images iconiques et les traditions qui nous ont permis de rester des créatures bénies et aimantes, sacrées l'une pour l'autre, des passeurs qui transmettront ces textes et ces icônes aux générations à venir. Au lieu d'essayer en vain de renverser l'oligarchie, nous devrions peut-être essayer d'apprendre comment lui survivre
.

extrait d'une interview intitulée "Trump ne rit jamais" parue dans L'Obs du 8-01-2017

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2016-12-23T07:25:00+01:00

un hold-up médiatique

Publié par undetension
un hold-up médiatique

Indignez vous ! La parole est à P. Boulet-Gercourt, journaliste, qui estime que ses confrères d’outre-Atlantique ont trop souvent renié l’éthique de leur profession pour…faire de l’audience et du fric !

C'est un carnage sans nom, un champ de ruines fumantes. Un paysage médiatique à la "Game of Thrones" où rôdent des bandes sans foi ni loi et où les loups ne sont jamais bien loin. Aucun média n'est sorti indemne du grand hiver de la campagne présidentielle américaine - excepté les pirates de l'extrême droite et les comptes en banque des chaînes de télé qui, eux, se portent très bien, merci. L'introspection n'en est qu'à ses débuts, mais une chose est sûre : rien ne sera plus comme avant…

Trump a tout changé, ou plutôt tout catalysé. Quand il présente sa candidature, le 16 juin 2015, les médias rappliquent ventre à terre. Du spectacle ! De l'entertainment ! On va s'amuser ! Le ton est donné. Trump les attire d'autant plus qu'il démarre sa campagne dans l'outrance, accusant le Mexique d'envoyer aux Etats-Unis des immigrants qui "apportent de la drogue, du crime" et "sont des violeurs". Bingo, audience garantie ! Le mauvais pli est pris, et la capacité de "The Donald" à faire exploser l'audimètre ne se démentira plus. C'est un marché faustien : tu me donnes l'antenne et je t'apporte l'audience, tu perds ton âme mais je t'enrichis. Subjuguées, les chaînes de télé envoient valser les règles d'éthique les plus élémentaires, par exemple celle qui imposait qu'un candidat soit présent sur le plateau pour répondre aux questions des journalistes - faute de quoi il peut se faire souffler les réponses par une équipe d'assistants. Depuis sa suite du 66 étage de la Trump Tower ou de son avion, Trump appelle au téléphone les télés les unes après les autres, qui en redemandent, encore et encore.
Les chaînes d'info en continu diffusent des heures de ses meetings en direct sans la moindre analyse critique, l'essentiel étant de ne pas rater la saillie outrancière ou raciste du jour. (...) 
Tout le monde y trouve son compte. (...) Qui dit audience dit profits. (...)  

Les grands titres comme le "New York Times", le "Washington Post" ou le "Wall Street Journal" accordent une large place à l'événement, bien entendu, mais ils ont du mal à prendre l'homme d'affaires au sérieux. Les médias ne mesurent pas l'ampleur de la colère des Américains contre le statu quo, qui les pousse vers Trump (et vers Sanders) et lui donnera la victoire aux primaires. Comment traiter les mensonges en rafale du candidat ? Un cercle vicieux s'enclenche : Trump sort une énormité, les médias rappellent les faits, l'opinion s'en moque, la presse ne perd plus son temps à traquer la vérité... Une défaite en rase campagne, surtout pour les chaînes d'info en continu. (...)

Mais ce n'est pas tout à fait une surprise. Dès 1961, l'historien Daniel J. Boorstin avait dénoncé la "fabrique d'illusions", une théorie selon laquelle "nous nous habituons à nos illusions que nous prenons pour la réalité". En 1980, le politologue Michael Robinson avait inventé le terme de "médialités" pour décrire les développements ou situations "auxquels les médias donnent de l'importance en les accentuant, les soulignant ou les mettant en scène d'une façon telle que leur signification est modifiée, déformée ou obscurcie". (...)


"Dans l'environnement médiatique hyper concurrentiel d'aujourd'hui, les journalistes ont du mal à résister aux controverses" (...)


extraits d'un article de P. Boulet-Gercourt paru dans L'Obs du 15-1-2016 intitulé Donald Trump : Récit d'un hold-up médiatique

 

un hold-up médiatique

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