
Lu dans la presse :
"L'institut de sondage TNS-Sofres a demandé on-line à 400 individus de sexe masculin âgés de plus de 15 ans quel homme ils aimeraient être. L'homme
idéal aux yeux des hommes, en somme. A choisir parmi une liste fermée de people émanant du sport, des médias ou des spectacles, de la politique... La commande venait du magazine
masculin FHM.
En tête, loin devant, est arrivé l'acteur Jean Dujardin (Brice de Nice, OSS 117, 99 francs) avec 13 % des réponses (16 %
chez les plus de 50 ans). Soit près de deux fois plus que Zinédine Zidane (7 %), et devant un lot de célébrités : Yannick Noah, Vincent Cassel, PPDA, Nicolas Sarkozy"...
"Un homme qui se cherche : un homme-caméléon"
Parce que voilà, nous vivons l'époque de :
"La déstabilisation des certitudes des mâles"
Boum, le mot est lâché, ils doivent presque s'excuser d'avoir des couilles et approuver sans broncher et sans restriction la féminisation de la société au motif (certes, incontestable) qu'elles sont moins belliqueuses que les hommes. Alors à nous couche-culotte, et livres de recettes de cuisine : jusqu'où ? Jusqu'à l'indifférenciation totale des deux sexes, avec des femmes masculinisées, et des hommes...fragilisés ?
L'égalitarisme ambiant a des bons côtés, mais ne règle pas tout, parce qu'hommes et femmes sont trop différents. Le journaliste pointe avec raison l'attente souvent déçue de la femme d'avoir un échange verbal constructif avec l'homme.
Est-ce la faute à une socialisation différenciée de longue date, entre homme et femme ? Difficile à dire, seul le constat est facile à tirer :
"Là où les femmes attendent un échange verbal
constructif, remarquait le sociologue Daniel Welzer-Lang, que ces attentes concernent le propre et le rangé, la gestion des désirs, la bonne éducation d'un enfant, les hommes n'ont pas (encore)
les mots, les modèles explicatifs. Conséquence ? Quand les valeurs diffèrent et que les mots sont impossibles, quand la frustration ou la colère envahissent l'espace personnel et/ou conjugal,
il était fréquent (hier) que les hommes usent de leurs armes de virilité. Aujourd'hui... ils fuient. S'éloignant du mythe de la fusion conjugale. Se réfugiant pour certains dans le célibat. Se
surinvestissant, pour d'autres, dans le travail."
Pour lire l’intégralité de l’article de Jean-Michel Dumay paru dans l’édition du Monde du 9 mars :
Je ne fuirai pas, je ne surinvestirai pas dans le travail, je ne me réfugierai pas dans le célibat, et je ne m'éloignerai pas du mythe de la fusion conjugale.
Je serai un mec jusqu'au bout, je ne m'épilerai pas, je boirai de la bière, je refuserai de repasser, je pourrai tout me permettre...à condition de satisfaire ma moitié par des...échanges constructifs !
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