Jamais je n'étais allé autant au cinéma un mois d'août : la faute à une météo chargée d'humidité. Il fallait bien occuper les enfants ! On
passera sur La tombe de l'empereur dragon (la momie 3), et on s'arrêtera sur l'un des rares films à cumuler le record des recettes pour 2008 -ce qui correspond neuf fois sur dix à un
navet- et les appréciations les plus élogieuses de la critique et du public. Quand on aura ajouté que le film dure 2h27, on se dit qu'il fallait un sacré talent pour réussir pareil tour de
force !

C. Nolan, déjà réalisateur du volet précédent, le très réussi Batman begins, s'est surpassé ici avec The dark knight : à aucun moment on ne se croit dans une superproduction. Les caractères sont creusés, complexes, l'histoire captivante, les questions posées (très « post nine eleven ») pertinentes, et H. Ledger, prématurément disparu, un des plus fantastiques méchants de tous les temps.

Car ce film, riche à tous les sens du terme, l'est aussi par le nombre de rôles principaux. C. Bale, qui incarne bien Batman, et qui devrait en être la figure centrale, se fait voler la vedette, non seulement par H. Ledger, mais aussi par A. Eckhart, qui campe un fascinant homme pur, procureur droit et charismatique (genre Kennedy) au début du film, qui va subitement devenir à double face (genre président américain ou français en exercice).

Tous les seconds rôles sont parfaits, on ne présente plus G. Oldman, M. Caine et M. Freeman.
On aura rarement aussi bien démontré que dans le monde d'aujourd'hui, rien n'est simple, rien n'est acquis, rien n'est immuable, et, surtout, que vouloir faire le bien ne garantit pas le résultat, quand cela ne débouche pas sur l'inverse du résultat annoncé (la guerre en Irak ?).
Depuis quelques années, (2001 ?) les super héros se mettaient à réfléchir, à douter, parfois à se tromper, voire à perdre des batailles. Désormais, ils descendent complètement de leur piédestal, ils sont confrontés à des menaces de genres nouveaux qu'ils ne savent pas combattre, deviennent impopulaires, nihilistes, battent en retraite, envisagent carrément de fermer la boutique, mais où sont les héros d'antan ?
L'Amérique n'en finit plus de perdre son innocence...

C. Nolan, déjà réalisateur du volet précédent, le très réussi Batman begins, s'est surpassé ici avec The dark knight : à aucun moment on ne se croit dans une superproduction. Les caractères sont creusés, complexes, l'histoire captivante, les questions posées (très « post nine eleven ») pertinentes, et H. Ledger, prématurément disparu, un des plus fantastiques méchants de tous les temps.

Car ce film, riche à tous les sens du terme, l'est aussi par le nombre de rôles principaux. C. Bale, qui incarne bien Batman, et qui devrait en être la figure centrale, se fait voler la vedette, non seulement par H. Ledger, mais aussi par A. Eckhart, qui campe un fascinant homme pur, procureur droit et charismatique (genre Kennedy) au début du film, qui va subitement devenir à double face (genre président américain ou français en exercice).

Tous les seconds rôles sont parfaits, on ne présente plus G. Oldman, M. Caine et M. Freeman.
On aura rarement aussi bien démontré que dans le monde d'aujourd'hui, rien n'est simple, rien n'est acquis, rien n'est immuable, et, surtout, que vouloir faire le bien ne garantit pas le résultat, quand cela ne débouche pas sur l'inverse du résultat annoncé (la guerre en Irak ?).
Depuis quelques années, (2001 ?) les super héros se mettaient à réfléchir, à douter, parfois à se tromper, voire à perdre des batailles. Désormais, ils descendent complètement de leur piédestal, ils sont confrontés à des menaces de genres nouveaux qu'ils ne savent pas combattre, deviennent impopulaires, nihilistes, battent en retraite, envisagent carrément de fermer la boutique, mais où sont les héros d'antan ?
L'Amérique n'en finit plus de perdre son innocence...
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