J'avale par petites gorgées l'intégrale des symphonies de Haydn : comment Dorati a-t-il fait pour maintenir tout au long de la centaine d'oeuvres une telle verve, un tel esprit, une telle joie de vivre ?
Mystère. En tout cas, le niveau d'ensemble est exceptionnel. J'ai commencé par la fin, la 104e symphonie donc, et me voilà arrivé à la 81e. Que du bonheur.
Je panache l'écoute avec d'autres compositions qui démontrent une constance dans le talent de l'auteur assez époustouflante.
Prenez l'oeuvre pour piano solo : Alfrd Brendel n'a pas enregistré l'intégrale,
mais personne n'est allé aussi loin dans l'interprétation des sonates, l'esprit est sans cesse en mouvement. Son coffret vient d'être réédité, voilà un must.

Pour les quatuors à cordes, commençons par l'opus 76, le plus grandiose, porté au plus haut par le quatuor Prazak, qui transforme en or tout ce qu'il touche. Que ce soit dans Janacek, Dvorak,
Mozart, Beethoven, leur justesse de style est à chaque fois confondante. Intensité, lyrisme, dynamisme, hauteur de vue, simplicité, justesse, ardeur, beauté des sonorités, on pourra simplement
leur reprocher de ne pas assez enregistrer Haydn.

Dans les parutions récentes, remarquons une magistrale interprétation sur instruments d'époque des étranges "Sept dernières paroles du Christ en croix". Et la paix est avec nous.
2009-07-09T05:37:00+02:00
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