Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

2007-11-23T18:20:00+01:00

la piste aux étoiles

Publié par undetension

Concours des talents : le résultat. Pour célébrer le bicentenaire du cadastre, la DGI a organisé un concours de poésie, auquel j’ai participé.

Sans surprise, je n’ai rien gagné, mais je suis content de ce que j’ai fait, alors le voici.

Sans surprise, le gagnant a magnifié la tradition française, trop académique à mon goût (les alexandrins !), mais je reconnais le talent de l’auteur. Vous pouvez d’ailleurs lire son œuvre en commentaire, pour vous faire une idée, et comparer (et vous avez le droit de préférer la sienne !)

Il a reçu son prix au Sénat, preuve qu’il valait mieux cibler tradition vieille France. Tant mieux, je ne me voyais pas gagner et me retrouver au milieu de l’establishment, moyenne d’âge 70 ans.

Mon poème, je l’ai tourné vers le XXI° siècle, mais il fait trop 9-3, n’est-ce pas ?



Que d’astres
 
Qui es tu cadastre ? Un dessinateur d’images,
Un sacré personnage,
Qui ne fait pas du tout son âge.
 
Deux cents ans !
De remembrements, de remaniements, de renouvellements.
Oui, déjà deux cents ans
Que tu brilles, tel un astre magique, au firmament.
Pour exprimer ton génie,
Tu fus tout d’abord rattachée à une grande Régie,
Aux contributions directes tu naquis.
 
En effet, les fées,
Sur ton berceau s’étaient penchées.
Par qui la lumière fut-elle allumée ?
Rien de moins que Napoléon premier !
Ton chemin, dès lors,
était tracé :
Cousu d’or,
Pour l’éternité.
 
Le territoire n’étant pas isocèle,
Il te fallut réaliser un travail en dentelle
Pour cent millions de parcelles :
Tu les gravas dans le marbre, mieux que Praxitèle.
Dessinée par toi, la France est si belle !...
Désormais, nous voyons mieux le pays que depuis la nacelle
D’une montgolfière.
Oui, elle peut être fière,
La D.G.I.,
D’assurer les missions foncières,
Avec de formidables outils comme P.C.I.
Tes multiples réussites mériteraient mille strophes,
Te félicitant de n’avoir jamais connu de « cadastrophes ».
 
Respectant la loi à la lettre,
Tes valeureux géomètres
Ont parcouru des millions de kilomètres,
Dénombrant sans relâche portes et fenêtres.
Aucun doute, ce sont eux les maîtres
Des cartes à petit périmètre.
 
Si nous, Français de tous âges,
Sommes si tranquilles dans nos trente six mille villages,
C’est grâce à l’arpentage.
 
Le voilà le secret de la force du cadastre :
C’est un temple à trente six mille pilastres.

Voir les commentaires

commentaires

U
Relief<br />           <br /> Elle guettait, impatiente, la pénombre d’hiver Qui fermait l’encrier et l’acier de ma plume Pour parcourir enfin sa parcelle d’univers Sous l’astre blanchâtre d’une lampe qui s’allume Elle avait pris ce pli de venir se percher Sur mon haut tabouret, étant encore enfant Et laisser comme moi sa tête se pencher Sur cette page arrachée au livre d’un géant En lignes et en courbes, en hachures et en signes Le plan à nos histoires devenait le décor Son petit doigt suivait le chemin du tire-ligne S’arrêtait aux détails comme pour me dire encore<br /> Minuscule fêtu au milieu des épreuves Elle suivait du ruisseau l'arabesque profil Traversait, courageuse, le dessin d'un grand fleuve Pour reprendre son souffle aux berges de ses îles<br /> Elle franchissait des parcs les hauts murs d'enceintes Courait les pointillés en mille et un détours Se perdait aux allées, m'appelait au secours M'invitant dans le jeu de ses angoisses feintes<br /> Au-dessus des vieux bourgs et des lotissements Elle approchait son nez pour sentir l'odeur Quand les plaques de rues comme par enchantement Prenaient des noms de plantes, prenaient des noms de fleurs<br /> Les lacustres parcelles aux hachures témoins Reflétaient le sourire de l'espiègle frimousse Quand j'imitais de l'eau, les gouttes qui éclaboussent Lorsqu'elle sautait dedans les deux doigts à pieds joints<br /> Mais son dessert était, au soir qui s'étire Quand elle avait du plan aux quatre points cardinaux Parcouru tous les champs, visité les hameaux Tous les mots désignés que je devais lui lire Alors je reprenais, que Dieu me le pardonne Les noms un peu triviaux de quelques anciens lieudits Et le bois de gros cul jouxtait le pet de nonne Pour ses goûts enfantins des gros mots interdits<br /> Quant le sommeil gagnait les paupières de son âge Ses oreilles cachées d'un douillet traversin Ecoutaient mes histoires aux curieux personnages Qui naissaient, là encore de ma table à dessin<br /> Alors dans les parcelles, les nuits de pleine lune Des lutins discutaient l'assise d'une borne Et les vertes pâtures des mystiques licornes Supportaient les combats des limites communes<br /> L'enfant a grandi et sous sa main chétive Le grand plan, en relief ne se raconte plus Mais mon doigt suit toujours dans la poussière d'archive Le chemin que le sien à jadis parcouru<br /> Si l'oeuvre cadastrale se voit un jour confiée Au musée des encres, des lettres et des trais J'irai dans les lavis, les pleins et les déliés Revoir en filigrane, sur les plans son portrait. Patrick Mauge
Répondre

Girl Gift Template by Ipietoon Blogger Template | Gift Idea - Hébergé par Overblog