Le deuxième film de ce jeune réalisateur allemand vaut le premier. Toujours tiraillé entre ses racines turques et son passeport allemand, Akin nous fait faire des aller-retour entre les deux rives de la Méditerranée, et œuvre pour le rapprochement entre chaque pays, et, plus encore, entre chaque famille, chaque être humain. Tous ses personnages sont formidablement incarnés (mention spéciale à Hanna Schygulla), et nous font plonger au cœur des difficultés d’être père ou mère, fils ou fille. Aucun sentimentalisme, beaucoup d’énergie, beaucoup de raisons de ne pas désespérer du genre humain. Une histoire douloureuse (le « ballet » des cercueils), mais optimiste, et un prix mérité à Cannes.

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