
C’est rare que je regarde la télé le dimanche matin, mais là, voir une chaîne bousculer ses programmes pour diffuser le match de tennis d’un joueur inconnu du grand public quatre jours plus tôt, c’est qu’il y a de l’évènement dans l’air ! Alors demain matin, j’allume le poste à 9h30.
Sait-on que Federer a attendu de disputer seize tournois du grand chelem, avant de parvenir en finale au 17° ! Dépassé par Sampras, finaliste à la 8° participation, McEnroe à la 7°, Borg, Becker et Nadal à la 6° !
Notre petit français Tsonga fait mieux : dès la 5° participation !
On trouve plus précoce, certes, comme Wilander et Kuerten, à la 3°, n’empêche que l’exploit est monstrueux. Et jamais un français n’avait battu trois joueurs du top 10 lors d’un grand chelem. Nadal paraissant petit et en manque de puissance avant-hier ! Atomisé en trois sets ! Lui qui n’avait jamais perdu une demi-finale en grand chelem.
Djokovic, l'adversaire de demain, aura l’encombrant costume de favori : alors l’exploit est possible. On attend depuis 1983 qu’un français succède à Noah comme vainqueur d’un grand chelem. 25 ans !
J’avais vu ce match inoubliable contre Wilander sur une télé noir et blanc, chez mon oncle. Le tennis, j’ai toujours adoré. Assister à des matchs à Roland-Garros, quel plaisir. Le central de Wimbledon, ça me plairait bien aussi. Mais demain, dans mon canapé, je serai bien aussi : allez Jo !
Autre beau souvenir, New-York, août 2001. Nous sommes dans le même hôtel que des joueurs suédois venus préparer un autre grand chelem, l’US open de Flushing Meadows. Des suédois et…le numéro un mondial de l’époque, le très sympathique Gustavo Kuerten.
Nous l’apercevons dans le hall, délicat de l’aborder. Le lendemain matin, je reconnais Larry Passos, son entraîneur, au petit déjeuner. Je lui confie une carte postale et lui demande s’il peut dire à Guga de nous signer un autographe : le lendemain, dans notre case à la réception, le précieux sésame nous attend. Les enfants sont contents. Moi aussi.

Je me souviens encore du regard lumineux de Passos : sûrement un type aussi formidable que le joueur, qui, favori à New-York, ne gagnera malheureusement pas (battu en quart par Kafelnikov), suite à des problèmes de hanche.

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