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2007-07-09T20:34:35+02:00

me voilà de nouveau au bon endroit au bon moment

Publié par undetension


Avez-vous vu les prévisions météo pour la semaine ? Moi qui pensais quitter un temps beau et chaud pour un temps beau et chaud, finalement, je vais sacrément apprécier la différence (proche du simple au double pour la température !).


Je me disais que partir aux Antilles à cette époque était un peu bête, que c’était le décalage des climats qui nous faisait apprécier ces îles pendant notre hiver européen. Et puis finalement, le contraste sera saisissant, entre un Paris frileux méconnaissable, où certaines chaudières se remettent en route le matin cette semaine, et les tropiques. Un vrai choc thermique !

Je vous abandonne donc quelques temps, jusqu’au 5 août précisément. Après, comme tous les ans, je pars en congés en Bretagne.

Car en juillet, je bosse : écriture d’un premier roman, et reportage photo sur un mariage en Martinique ! J’aurai donc plein de choses à vous raconter et à vous montrer à mon retour, surtout que je compte naturellement tester mon nouveau super matériel de photo sous marine.

Oui, ça s’annonce très bien cet été, je n’ai qu’un regret, ne pas pouvoir assister à la première projection, le 26 juillet, du film que nous avons réalisé à l’école : le remake de la scène de la cuisine des «Tontons flingueurs». Je devais ne faire que le montage et la réalisation, et puis finalement, suite à un désistement, je me suis retrouvé dans un rôle principal : celui de Bernard Blier ! Un costume beaucoup trop grand pour moi ! En plus, je manque complètement de gnaque, il aurait mieux valu que je campe un Jean Lefèvre amorphe, enfin peu importe, on s’est bien marré, et je suis très satisfait du résultat, à tel point que nous pensons vendre des d.v.d. à la rentrée, 4 m’a promis une jaquette aussi bluffante que l’affiche des « Valseuses ».

On a vachement bossé, reconstitué des bouteilles contenant du bizarre, retrouvé les billets de cent francs de l'époque, beurré des sandwichs, tourné en noir et blanc...


En attendant de pouvoir réserver ce d.v.d. (cultissime avant même sa sortie !), vous pouvez aller au cinéma, le quatrième volet de "Die Hard", «Retour en enfer» avec Bruce Willis est très réussi, on ne s’endort pas comme à «Ocean’s thirteen», un bide total.

Passez un excellent été, et faites l’inverse de John McClane, essayez d’être toujours au bon endroit, au bon moment.

BONNES VACANCES !




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2007-07-09T07:32:01+02:00

capitalisme de la brutalité

Publié par undetension
Le talon d'Achille du capitalisme
 
 

L'un des pays parmi les plus gros investisseurs en Inde est... l'île Maurice. Plus que la France, la Grande-Bretagne ou même les Etats-Unis. Kannan Privanisavan, professeur à Melbourne en Australie, raconte le pourquoi de cette étrangeté."Les maharadjas investissaient leur fortune à Londres, l'habitude demeure, explique-t-il. Les nouveaux riches et beaucoup de firmes placent encore, légalement ou illégalement, leurs profits dans les banques de la City. De là, les sommes repartent dans un long circuit qui aboutit à Maurice, petit paradis. Ensuite, sous d'autres noms de propriétaires, l'argent rentre en Inde sans taxes."

L'ONG Global Witness a révélé, mardi, que Denis Christel Sassou Nguesso, fils du président de la République du Congo, aurait dépensé en août 2006 "35 000 dollars, produits de la vente du pétrole de son pays, pour des achats extravagants à Paris, Marbella et Dubaï". L'ONG dispose de photocopies d'une longue série de chèques pour des sacs Vuitton, etc., et un autre, plus inattendu, de 2 500 euros chez Decathlon, ce qui doit faire une quantité impressionnante de chaussures de jogging. Le problème est que le Congo a pris des engagements, l'an passé, lors des accords conclus pour la rémission sa dette, s'interdisant "tous conflits d'intérêts dans la commercialisation du pétrole". Le fils Sassou Ngesso est dirigeant de la Cotrade, filiale de commercialisation de ce brut. A l'heure où nous écrivons, nous ignorons la réponse de la présidence congolaise.


Selon l'économiste Gerald Epstein, le total de l'argent sorti illégalement d'Afrique atteindrait, depuis 1995, le total de 274 milliards de dollars, soit 145 % de la dette du continent. Comme ailleurs, l'optimisation fiscale est un sport national aux Etats-Unis. Selon le sénateur démocrate Carl Levin, le fisc américain serait privé de 100 milliards de dollars de recettes ayant fui aux îles Caïmans et dans les autres paradis fiscaux.

Détournements, corruption, évasion fiscale, mais aussi trafics, contrebande, drogue, prostitution, contrefaçon : l'argent sale aurait pris de telles proportions qu'il représente "une menace pour la stabilité et la prospérité mondiales", selon Raymond Baker, directeur au CSIS (Center for International Policy) à Washington. Ce mal-développement pour cause de corruption qui mine tant de pays africains tend à s'étendre ailleurs et à devenir "le talon d'Achille" du capitalisme (Capitalism Achilles Heel, éditions Wiley).

Lors d'un colloque qu'il a organisé, jeudi, dans la capitale américaine, Raymond Baker a expliqué que les structures de la finance mondiale, les paradis, le secret bancaire, les filiales Trustees ou Nominees, les fausses fondations, le blanchiment et les innombrables niches fiscales, ont installé des circuits planétaires immensément favorables à la prolifération des trafics et détournements. On a en outre découvert, après le 11-Septembre, que les terroristes utilisent ces mêmes réseaux. "L'économie illicite est enchâssée dans l'économie licite", a renchéri Moises Naim, directeur du magazine Foreign Policy et auteur du Livre noir de l'économie mondiale (éditions Grasset).

Cet argent volé, détourné, évadé, représenterait 2 % à 5 % du PIB mondial. La drogue entre 120 et 200 milliards de dollars, la contrefaçon entre 80 et 120, le racket entre 50 et 100, au total l'argent du crime est évalué entre 300 et 550 milliards de dollars. Le plus volumineux reste la pratique des prix internes des multinationales, qui s'échangent les sous-produits entre leurs différentes filiales à des prix calculés au mieux pour échapper au fisc. Entre 700 et 1 000 milliards de dollars par an, selon Raymond Baker.

"La Banque mondiale ne se préoccupait guère de ces sujets avant les années 1990, a expliqué Daniel Kauffmann, directeur du Global Program de cette institution. Puis on s'est aperçus que la corruption notamment ruinait nos missions de développement. Le 11-Septembre a fait porter l'attention sur les circuits financiers, puis l'affaire Enron a débouché sur des surveillances plus étroites. Mais beaucoup reste à faire." Avec une priorité sur le blanchiment, selon Daniel Kauffmann, qui prône, dans les pays riches, d'exiger un renforcement des règles dans les centres financiers et, dans les pays pauvres, de mettre la pression sur la transparence administrative.

Eva Joly, l'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf, a souhaité la création d'une agence internationale de lutte contre la corruption et l'argent sale et elle s'inquiète de l'arrivée de la Chine, qui vient compliquer un combat déjà très difficile. Elle a obtenu que la Norvège, son pays d'origine, annonce, lors de la conférence, "prendre la tête" de la lutte contre les paradis fiscaux et, dans l'immédiat, décide de financer des études et le recueil de données, en accord avec la Banque mondiale et avec des sénateurs américains, républicains comme démocrates. Mme Joly regrette que l'Europe tienne " un double langage" sur toutes ces questions.

"Le crime comme tout le reste est devenu global, tout sauf la réponse de la loi, notre seule défense contre le monde darwinien du meurtre et de l'argent", écrivait, il y a déjà dix ans, le sénateur John Kerry, ancien candidat malheureux à la Maison Blanche (The New War, éditions Simon & Schuster). Lord Daniel Brennan a résumé l'enjeu : "On est passés d'un capitalisme du laisser-faire à un capitalisme de la brutalité. Il faut, au XXIe siècle, installer un capitalisme de la responsabilité."

Eric Le Boucher
article paru dans Le Monde du 01-01-07
en photo, le père du jeune Denis Christel, cité dans l'article

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2007-07-05T21:42:45+02:00

l'abus de sport est dangereux : dans ce cas, rabattez vous sur l'alcool

Publié par undetension



"Bien utilisé, le sport est une source d'épanouissement. Mal utilisé, il peut être à l'origine d'importants dégâts"

Jean-Christophe Seznec, médecin du sport


Médecin psychiatre, médecin du sport, pharmacologue, Jean-Christophe Seznec, a créé, à l'hôpital Bicêtre, une consultation de psychopathologie du sport et anime le réseau professionnel L'Esprit du sport. Il est également expert psychiatre auprès du médecin fédéral de la Fédération française de cyclisme.

Le sport rend-il fou ?

Le sport ne rend pas fou, mais il donne au sportif une vie hors du commun à un âge où l'on se construit sous la pression de contraintes biologiques et psychologiques importantes. Le sport est un outil qui, bien utilisé, est une source d'épanouissement, mais, mal utilisé, peut-être à l'origine d'importants dégâts. On peut aussi se demander si le sport, qui penche de plus en plus vers le spectacle, va pouvoir garder son statut.

Certains spécialistes prédisent la disparition du sport du fait du développement du dopage. En effet, l'intérêt pour le sport vient du soutien d'athlètes lancés dans une quête quasi mystique afin d'obtenir le Graal. Avec le dopage, l'athlète risque de ne plus se représenter lui-même, mais la société pharmacologique qui en fait un surhomme. Il existe aux Etats-Unis un courant qui préconise d'autoriser à modifier l'homme. Cette question est urgente car, après les JO de Pékin, le dopage génétique sera probablement de mise. Le sport n'est pas fou, mais on peut se demander si ce n'est pas la société qui est folle, avec un sport comme symptôme de son dysfonctionnement.

Le cyclisme n'est pas le seul sport touché, mais les cas de Marco Pantani mort d'une surdose de cocaïne en 2004, de José Maria Jimenez victime d'une crise cardiaque dans un hôpital où il était soigné pour une dépression, en 2003, ou de Franck Vandenbroucke qui vient de commettre une tentative de suicide posent question. Ces comportements suicidaires sont-ils liés au dopage ?

Une psychiatre américaine a montré lors d'un congrès de psychiatres à La Nouvelle-Orléans que le taux de suicide chez les sportifs était supérieur à celui de la population générale. La pratique sportive est à l'origine d'un gros problème sanitaire masqué par le fait que, quand les sportifs ne vont pas bien, ils sortent de la lumière médiatique pour se mélanger à la population générale. Les sportifs sont plus enclins à développer des troubles addictifs pendant leur carrière et à la dépression au moment de l'arrêt de cette carrière, mais aussi à la suite d'une consommation de toxiques. La prise de stéroïdes augmente le risque de troubles psychiatriques ou de passages à l'acte. Dans les cas cités, il est important de distinguer les histoires individuelles des éléments de santé globaux.

La reconversion du sportif de haut niveau n'est-elle pas aussi un problème ? N'est-il pas difficile de passer ainsi de la lumière à l'ombre ?

Le sportif vit une vie hors du commun et une vraie gestion de carrière serait nécessaire pour l'aider à en surmonter les épreuves. L'enjeu est le suivant : il est plus difficile d'"être" que de "faire". C'est pour cela que l'on est confronté à des pathologies du "faire" (addiction, surconsommation, violence). Pour un adolescent, il est plus facile de résoudre ses problèmes existentiels en faisant du sport.

Mais à l'arrêt de cette activité, on a beau avoir réussi dans le sport, on n'a pas pour autant résolu ces problèmes existentiels et on doit les aborder de façon décalée et faire le deuil de son activité physique. Beaucoup de champions se disent déprimés à ce moment-là. D'ailleurs, un certain nombre d'entre eux remplacent le sport par l'alcool ou la toxicomanie. Il est donc nécessaire que des structures professionnelles accompagnent les athlètes pour les aider à être autonomes et à renoncer.

Y a-t-il une spécificité des troubles du comportement du sportif ? Après tout, des milliers de jeunes gens non sportifs ont des comportements suicidaires et-ou toxicomanes...

Marie Choquet, sociologue, a montré qu'avec une activité sportive intensive, les femmes ont plus de risques de présenter des troubles alimentaires et une agressivité verbale, et les hommes plus de risques de présenter des comportements toxicomaniaques et une agressivité sexuelle. Ces éléments montrent que le sport expose les athlètes à des risques comportementaux. En outre, les athlètes présentent souvent des traits d'immaturité affective qui les vulnérabilisent aux troubles du comportement et à la dépression.

Si la pratique du sport de haut niveau présente des dangers en termes de santé mentale, que préconisez-vous ?

Marie-George Buffet puis Jean-François Lamour ont imposé une consultation de suivi psychologique par an pour les athlètes de haut niveau. Malheureusement, cette décision ne prend pas en compte les professionnels, qui dépendent de la médecine du travail, et n'a pas défini clairement les modalités de mise en oeuvre de ce suivi. Certains dirigeants portent un regard ambivalent sur la composante psychologique du sport. Les résistances à un travail psychologique et l'absence de moyens font que ce suivi n'a pas été vraiment mis en route.

Le sport est devenu une industrie et doit se donner les moyens d'une industrie. Il faut professionnaliser les hommes et les structures. La question est de savoir si l'organisation des fédérations, souvent aux mains de bénévoles débordés, est adaptée aux exigences du sport moderne.

Propos recueillis par François Thomazeau

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2007-07-04T21:52:00+02:00

le contrôle est positif quand le maillot vire au jaune

Publié par undetension


Après avoir passé quatre mois en prison entre novembre 2005 et avril 2006 pour son rôle dans l'affaire BALCO, Victor Conte, l'homme par qui le scandale est arrivé, s'est livré dans les colonnes de L'Equipe de mercredi dernier. L'homme d'affaires américain donne son point de vue sur l'étroite relation qui s'est développée au fil des années entre l'athlétisme et le dopage et dévoile quelques vérités cachées.


Conte reconnaît froidement son implication dans le dopage et le monde de l'athlétisme mais souligne le fait qu'il était loin d'être le seul à avoir fourni des produits dopants aux athlètes : « Selon moi, à Sydney, pour les JO de 2000, la moitié des 10000 sportifs présents se dopaient ou utilisaient des méthodes dopantes. On a prouvé que quinze d'entre eux étaient liés chez moi. Chez qui se fournissaient les 4985 autres ? ».

Le patron de SNAC (Scientific Nutrition for Advanced Conditionning) revient également sur les motivations qui poussent les athlètes à franchir la limite et, s'il ne les défend pas, il les comprend tout du moins : « Je ne dis pas que c'est bien, mais je ne les blâme pas car je crois qu'ils n'ont simplement pas le choix s'ils veulent gagner. La mentalité est devenue celle du ''use or lose'', utilise (des produits) ou perds. » Conte va même jusqu'à affirmer que la plupart des records sont établis par des sportifs dopés.

Alors quel futur nous réserve le sport si ses plus grandes vedettes prennent des substances dopantes ? Pour l'ancien président de BALCO, l'avenir reste très flou et Conte est pessimiste quant à une amélioration prochaine de la situation : « Je ne vois pas les choses changer à court terme. Il n'y a pas la volonté nécessaire de tout le monde pour avouer sa part de responsabilité et travailler ensemble. On est encore dans le déni».

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2007-07-04T21:24:02+02:00

inclassable

Publié par undetension

Shortbus
est un film inclassable.
C'est sans doute la raison pour laquelle il a échappé (sûrement de justesse) au classement "X".
Certes, le film parle ouvertement de sexe, et ne se contente d'ailleurs pas d'en parler, il le montre aussi. Mais avec tellement de respect et d'humour que l'on oublie complètement qu'il y a des scènes explicites. Scènes non obcènes, en quelque sorte.
Nous rentrons (pour éviter de dire "nous pénétrons") dans l'intimité de différentes communautés new-yorkaises unies par leur contre-culture.
Un film politiquement incorrect donc, divertissant, original, jovialement anti-bushien.


Pour voir des extraits :

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