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2009-03-31T21:55:00+02:00

La Corée vue par les cinéastes (1/4)

Publié par undetension

La sortie de The Chaser rappelle que la Corée du sud nous offre depuis une bonne décennie des films qui impressionnent par leur qualité technique, la beauté de la mise en scène, et surtout une noirceur de propos qui ne peut que traduire une réalité : un violent malaise secoue cette société ayant basculée trop vite dans la modernité, et traumatisée par l'occupation japonaise, puis la division en deux Etats du pays, la Corée du nord étant sans conteste l'un des endroits les plus infréquentables de la planète.
Malgré quelques lenteurs dans certaines œuvres, toutes ces réalisations méritent d'être regardées.

Le cinéma restitue parfaitement la violence physique et verbale accompagnant le triste destin de ce pays au XXe siècle.



1) La violence conjugale :

Bien qu'il s'agisse d'un film japonais, Blood and bones (2004), joué par le formidable Takeshi Kitano, acteur mais aussi grand réalisateur ("Hana-Bi", "L'été de Kikujiro"...), l'histoire est centrée sur une famille coréenne à la dérive dans le Japon d'après-guerre.
Une vision parfois insoutenable de la brutalité masculine, phénomène dont le continent asiatique n'a malheureusement pas le monopole.

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2009-03-29T10:31:00+02:00

l'étroit royaume

Publié par undetension



Au troisième siècle, le royaume chinois du nord veut s'agrandir au sud et à l'ouest : pendant 2h25, nous sommes censés découvrir "l'art de le guerre", en réalité nous voyons surtout l'art de de gaspiller le plus gros budget du cinéma chinois : 80 millions de dollars. Mieux vaut rester chez soi et revoir "Ran".
Parfait film d'ado, d'une platitude exapérante pour les parents : trop de soldats, trop de cavaliers, trop de navires, trop de batailles, trop de généraux, trop de roulements de tambour, trop de kitsch, le calme d'une bonne lecture chez soi serait plus profitable.

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2009-03-26T22:57:00+01:00

Depuis tout petit, j'aime le roquefort (et tous les fromages qui puent)

Publié par undetension

Ce divin produit est menacé par l'oncle Sam, vexé qu'on ne veuille pas de son boeuf aux hormones, d'où le lancement d'un site de défense du roquefort.
Un fromage à consommer avec un verre de vin, par exemple ce nectar empli de saveurs de fruits des bois, le premier Beaujolais qui trouve grâce à mes yeux (donc, pas le dernier).

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2009-03-25T22:58:00+01:00

"la grande braderie fiscale est un leurre"

Publié par undetension

"Accourez bonnes gens, participez à la grande braderie des réductions d'impôts ! Accourez, coiffeurs, esthéticiennes, garagistes, fleuristes, boulangers-pâtissiers, approchez-vous tous qui produisez des services à la personne ! Demandez au monarque qui nous gouverne de réduire votre taux de TVA de 19,6 % à 5,5 %. Et oubliez que, dans toutes les démocraties dignes de ce nom, la décision de lever l'impôt est du ressort du Parlement.

Les services que vous produisez ne sont pas de première nécessité ? Ils ne s'apparentent pas à des produits alimentaires de base, aux transports, à l'approvisionnement énergétique ? Ils n'engendrent pas d'effets externes tels que l'éducation, la santé et la culture ? Qu'à cela ne tienne ! Ils ne peuvent mériter le label d'économie verte ? Foin de tout cela. Votre secteur n'est pas en perdition économique, sous le feu d'une concurrence internationale très vive, comme l'automobile ? Quelle importance !

L'essentiel est de constituer un lobby efficace, de ne pas hésiter à rendre crédibles ses menaces en introduisant, par exemple, un recours en Conseil d'Etat comme l'a fait l'Union professionnelle des métiers de l'hôtellerie-restauration (UMIH) au sujet de l'exonération des cantines de la TVA en 1999. Vantez la création mirifique d'emplois, portez à la connaissance de nos gouvernants une prétendue injustice entre la vente à emporter et la vente à consommer sur place, et tant pis si cette distinction, en vigueur chez tous nos voisins, Angleterre, Allemagne, ne les a pas conduits à aligner vers le bas ces taux de TVA.

Peu importe si le déficit de l'année est d'ores et déjà de 105 milliards d'euros, si la loi TEPA a, quant à elle, réduit l'impôt sur les successions, l'impôt des plus fortunés grâce au bouclier fiscal ou la détaxation des heures supplémentaires, pour un coût annuel de 15 milliards. En 2010, les entreprises ne paieront plus la taxe professionnelle, une dépense fiscale de 8 milliards, une bagatelle. Pauvre premier ministre, qui se lamente de l'absence d'argent dans les caisses !


DE QUI SE MOQUE-T-ON ?


Vous n'avez pas compris ? Le but de cette politique est d'organiser l'insolvabilité de l'Etat, de le mettre à genoux, pour rendre incontournable demain la réduction du nombre de fonctionnaires, le gel ou la diminution des salaires et des pensions, la diminution de l'investissement public, les dépenses "somptuaires" des collectivités locales. Moins d'impôt, moins d'Etat, voilà le slogan de cette politique économique qui n'ose dire son nom. Tandis que l'on clame son retour à grand renfort de discours, on organise sciemment son affaissement définitif aujourd'hui sous les applaudissements de l'opinion publique à qui on ne présentera la note que plus tard, de préférence après les élections de 2012.

Dans le même temps, "on mégote", dès qu'il s'agit du financement du revenu de solidarité active (RSA), du maintien de postes dans l'enseignement supérieur et la recherche, "une priorité nationale", du soutien à la consommation des plus nécessiteux au bonus-malus écologique. "On" s'effarouche de son coût de 200 millions d'euros dans l'automobile et "on" bloque toute extension de cette mesure à d'autres secteurs au nom du sacro-saint principe du dérapage de nos finances publiques et du respect de nos engagements européens.

De qui se moque-t-on ? La baisse de la TVA à 5,5 % est un cadeau d'un montant quinze fois supérieur, à la seule destination des restaurateurs et de leurs clients - qui sont d'une façon disproportionnée les personnes les plus aisées. Si la baisse était intégralement répercutée, les 10 % des ménages les plus riches bénéficieraient d'une réduction d'impôt de 500 millions d'euros, soit 200 euros par ménage. Ironie du sort, ce gain équivaut à la suppression des deux tiers de l'impôt sur le revenu pour les contribuables les plus modestes, mesure annoncée lors du dernier sommet social. Qui eût cru Ronald Reagan si à la mode en ce printemps ?"



Nicolas Ruiz est économiste à l'Institut d'économie publique (IDEP).
Alain Trannoy est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).


Article paru dans l'édition du Monde du 26-03-09.


 


Certes, cette indignation est légitime, mais ce n'était pas une raison pour ne pas fêter la Saint-Patrick au bar belge !
Une petite blanche pour commencer, puis une seconde en guise d'apéro. Le patron nous conseille ensuite sa
bière pression du mois pour accompagner le repas : bonne pioche, la Duchesse de Bourgogne est une belge savoureuse. Petits joueurs dans un premier temps (une 25cl, puis une 50), nous décidons de continuer sur le même produit dans le conditionnement de 3 litres. On évite ainsi les mélanges, ça revient moins cher, l'objet est joli, et puis à cinq on lui règle son compte vite fait.


Sur la carte, plus de 300 bières : je montre à mes potes une autre blanche inconnue, promise à une célébrité méritée, la Troublette.

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