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2009-11-28T15:20:00+01:00

est-on mûr pour une société juste ? Ou d'autres murs (l'argent...) vont-ils continuer à nous séparer et nous tourmenter ?

Publié par undetension



Non, ce n'est pas le mur de Berlin, juste de vieux murs irlandais du Connemara. L'occasion de rappeler l'importance des célébrations du début du mois en Allemagne. Voici un point de vue intéressant :


"Derrière le Mur, les peuples ne rêvaient pas de capitalisme

L’utopie d’une société juste reste d’une brûlante actualité


Vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre, célébrer cet événement devrait nous donner à réfléchir.

C'est un lieu commun que d'insister sur ce que ces événements ont eu de "miraculeux". Un rêve est devenu réalité, il s'est passé quelque chose qu'on n'aurait même pas envisagé quelques mois auparavant : des élections libres, la fin des régimes communistes qui se sont effondrés comme un château de cartes.

 (...) Puis l'auteur évoque le retour au pouvoir des ex-communistes.
L'explication classique de ce deuxième renversement renvoie aux espérances "infantiles" d'un peuple qui se faisait une image peu réaliste du capitalisme : il voulait le beurre et l'argent du beurre, il voulait la liberté du marché et de la démocratie, la prospérité sans les inconvénients de la "société du risque", sans renoncer à la sécurité et à la stabilité que garantissaient (plus ou moins) les régimes communistes. Comme certains Occidentaux l'ont fait remarquer sarcastiquement, le noble combat pour la liberté et la justice a viré à l'orgie de bananes et de pornographie. Au lendemain de la victoire, le peuple a déchanté : il lui a fallu se plier aux règles de la réalité nouvelle et payer le prix de la liberté politique et économique.

Après l'inévitable déception, trois réactions se sont fait jour (tantôt contradictoires, tantôt complémentaires) :
- la nostalgie du "bon vieux temps" communiste ;
- le populisme nationaliste de droite ;
- la paranoïa anticommuniste à retardement.
Les deux premières sont faciles à comprendre. La nostalgie ne mérite pas qu'on la prenne trop au sérieux : loin d'exprimer un désir sincère de retour à la grisaille socialiste, il s'agit plutôt d'un travail de deuil, d'une façon d'enterrer le passé. Quant à l'essor du populisme, ce n'est pas une spécialité est-européenne, mais un trait commun à tous les pays pris dans le tourbillon de la mondialisation (...)

(Les peuples eux, aspiraient ) à quelque chose comme "un socialisme à visage humain".

Mais la seule réponse à l'utopie socialiste est-elle le capitalisme réel ? La chute du Mur a-t-elle vraiment ouvert la voie à un capitalisme mature, rendant obsolète toute utopie ? Et s'il s'agissait là aussi d'une utopie ? Le 9 novembre 1989 annonçait les "joyeuses années 1990", le rêve de la "fin de l'histoire" chère à Fukuyama, la conviction que la démocratie libérale avait triomphé, que le but était atteint (...).

Le 11-Septembre est venu sonner la fin de l'ère Clinton : il inaugure une époque qui voit se dresser de nouveaux murs, entre Israël et la Cisjordanie, autour de l'Union européenne, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, et à l'intérieur même des Etats. Comme si la thèse de Fukuyama avait dû mourir deux fois. En effet, l'effondrement de l'utopie politique de la démocratie libérale après le 11-Septembre n'a pas affecté l'autre utopie, économique celle-là, portée par le capitalisme mondialisé. Si la crise financière de 2008 a un sens historique, c'est qu'elle renverse le pan économique des rêveries "fukuyamesques".

Le libéralisme se voulait une anti-utopie, le néolibéralisme tournait le dos aux idéologies responsables de l'horreur totalitaire du XXe siècle. Mais on comprend aujourd'hui que la période utopique par excellence aura été les années 1990, dans leur croyance que l'humanité avait enfin trouvé la formule socio-économique optimale. Or l'expérience des dernières décennies montre clairement que le marché n'est pas un mécanisme inoffensif qui agit au mieux quand on le laisse faire. Pour créer les conditions de son fonctionnement, une grande violence préalable est requise. Face aux ravages qu'ils ont eux-mêmes provoqués, les fondamentalistes du marché retrouvent les réflexes typiques de la mentalité totalitaire : ils imputent leur échec aux compromis passés par ceux qui ont traduit leurs visions en politique (trop d'intervention étatique, etc.), et exigent une application plus radicale encore de la doctrine du marché.

L'auteur cherche ensuite des solutions pour sortir de cette situation et s'intéresse à Victor Kravchenko (1905-1966), connu après-guerre pour son livre pro-occidental "J'ai choisi la liberté". (...)
 
Ce qu'on sait moins, c'est qu'aussitôt après (avoir été) ovationné comme un héros de la guerre froide, Kravchenko est préoccupé par le maccarthysme. Pour lui, cet anticommunisme acharné risque de tomber mimétiquement dans les travers de ses adversaires. Il prend également conscience de l'injustice qui règne à l'Ouest et se met en tête d'élaborer une réforme radicale des sociétés démocratiques occidentales.

Suite à un deuxième volume (moins médiatisé) de ses Mémoires, publié sous le titre éloquent "J'ai choisi la justice", le voilà qui se lance dans une croisade pour un nouveau mode de production, avec moins d'exploitation. (...)

Aujourd'hui, de nouveaux Kravchenko se font entendre un peu partout dans le monde, des Etats-Unis à l'Inde, à la Chine et au Japon, de l'Amérique latine à l'Afrique, du Moyen-Orient à l'Europe occidentale et orientale. Ils sont tous très différents, ils ne parlent pas la même langue, mais ils sont plus nombreux qu'on ne le pense, et les puissants ne craignent qu'une chose, c'est que leurs voix se fassent écho et s'amplifient.

Conscients que nous allons droit à la catastrophe, ils sont prêts à agir coûte que coûte. Déçus par le communisme du XXe siècle, ils n'hésitent pas à repartir de zéro et à réinventer la notion de justice. Traités de dangereux utopistes par leurs adversaires, ils sont pourtant les seuls à s'être vraiment réveillés du rêve qui nous aveugle encore presque tous. Ce sont eux qui, sans la moindre nostalgie du défunt "socialisme réel", portent le véritable espoir de la gauche".

 

Slavoj Zizek


Philosophe, ancien candidat du parti Démocratie libérale slovène en 1991 à la première élection présidentielle libre qui a précédé l'indépendance de son pays en 1991.

Article paru dans l'édition du Monde du 08-11-09, traduit de l'anglais par Myriam Dennehy

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2009-11-26T20:00:00+01:00

quand on n'a pas de pétrole...

Publié par undetension



...Incroyable mais vrai : l'émirat de Dubaï n'a pas de pétrole ! C'est d'ailleurs ce qui lui a donné l'idée d'investir dans le business, le tourisme de luxe, l'immobilier haut de gamme (photo 2), l'évènementiel, pour finalement damer le pion à ses voisins beaucoup plus riches une fois la manne pétrolière tarie...



Ces gigantesques îles artificielles en forme de palmier, couronnées d'hôtels démesurés (photos 1 et 3 Atlantis), ont été construites à crédit, alors forcément avec le retournement conjoncturel, il y a un trou dans la caisse.

 

C'est mauvais signe lorsque le Figaro et le Monde font le même jour (27-11-09) leur "une" sur les difficultés financières d'un pays qui veut donner de lui une image irréprochable et attractive.



La ville va être en chantier plus longtemps que prévu...

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2009-11-25T16:27:00+01:00

jeu de massacre

Publié par undetension



Entre Londres et Washington, les préparatifs de la guerre en Irak vont bon train. In the loop laisse entendre que ceux qui ont « monté » de toute pièce le dossier de justification de l’intervention étaient de gros menteurs et incompétents, et que ceux qui pouvaient s’y opposer ne valaient guère mieux.

Grâce à des dialogues décapants et un acteur génial pour jouer le conseiller en communication du 10 downing street, nous assistons à un désopilant jeu de massacre de la classe politique.

Le pire, c’est que cette histoire délirante est sans doute en partie vraie…

En tout cas, en v.o., c’est parfait pour apprendre les meilleures insultes de la langue anglaise.

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2009-11-24T22:13:00+01:00

la vie continue

Publié par undetension



Après une semaine difficile, l'heure est venue de reprendre le train-train quotidien. En repensant à mes premières années, je me dis que je n'ai pas manqué d'amour maternel ; car j'avais une Maman + une Maman bis (à gauche sur la photo). Ma tante a en effet toujours habité dans la même immeuble que mes parents, et ça se poursuivait en vacances, où ils se partageaient la maison de Portsall. Depuis la disparition de ma tante il y a dix ans, le fonctionnement de l'indivision était moins fluide, l'entretien était insuffisant. Et puis cet été, tout s'est arrangé : son fils, mon cousin (qu'on voit ci-dessous me fêter un bon quatrième anniversaire), qui n'en faisait rien, a accepté de me vendre sa moitié de maison : je vais pouvoir aménager une belle maison de vacances. Là haut, Tata et Maman doivent être contentes, elles adoraient ce lieu bâti par leurs parents.

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