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Articles avec #matinik catégorie

2014-02-25T03:05:00+01:00

Le Tour de la question (3/3)

Publié par undetension

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Renseignement pris, il s’agit d’un tour ! Totalement inconnu dans l’hexagone, mais évènement considérable ici.

 

 

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Je ne regrette pas d'avoir quitté mon balcon et d'être descendu sur la plage voir de près le changement express de voile et de mat.

 

 

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Difficile d’imaginer, de métropole, l’engouement suscité par ce tour de la Martinique des yoles rondes. Il n’y a rien de comparable ici, tour de France cycliste compris.

 

 

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La télé, la presse écrite sur plusieurs pleines pages, il n’est question que de cela : pas sûr que les Jeux Olympiques passionnent autant !

 

 

 

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En gros, là-bas le pays s’arrête : s’ils doivent sortir de chez yeux, les gens prennent un petit transistor pour continuer à écouter à la radio dans la rue !

 

 

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Plusieurs hélicoptères survolent la course maritime, avec des commentateurs à leur bord. Les autres sont au plus près de l’action, dans des vedettes rapides.

 

 

 

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Un beau spectacle en tout cas.

 

 

 

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Anses d’Arlet, juillet 2007

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2014-02-21T01:23:00+01:00

Le Tour de la question (2/3)

Publié par undetension

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Une incroyable animation règne sur la plage.

 

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Visiblement, c’est une course, très règlementée. Le plus spectaculaire est le dématage-rematage !

 

 

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Certes, je suis en vacances, certes je ne lis pas le journal local, certes je ne quitte pas la tranquille bourgade des Anses d’Arlet, mais enfin de là à passer complètement à côté de cette compétition étrange, qui semble mettre tout le pays en ébullition !

 

 

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Oh ! Je vois ma Kaz'Bonbon là-haut sur la colline !

 

 

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Par ailleurs, je dois comprendre ce qui se passe en ce moment ici : une régate ? Dans tous les cas, c'est très photogénique !


 

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2014-02-19T01:37:00+01:00

le Tour de la question (1/3)

Publié par undetension

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Difficile, une fois que l'on est installé à la Kaz' Bonbon, de quitter sa terrasse dominant la mer.

 

 

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Mais, là, en voyant tous ces bateaux se diriger vers la plage, impossible de ne pas descendre au bord de l'eau pour comprendre ce qui se passe...

 

 

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Grandes voiles, couleurs vives, nombre de bateaux suiveurs impressionnant, que se passe-t-il ?

 

 

 

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Anses d'Arlet, juillet 2007

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2009-07-03T10:35:00+02:00

Sarkolonial et les gens antillais (gentillets)

Publié par undetension

Noir : la couleur à la mode


Du Dark knight oscarisé à Obama, en passant par la situation économique, la disparition du musicien Michael Jackson ou l'héroïne de Millenium, la couleur à la mode en 2009 est incontestablement le noir.

Les Antillais en broient aussi en ce moment, sans l'humour de ladite couleur, je vais donc m'en charger, cela m'est facile car tout le monde sait ici que j'adore les D.O.M., et que le racisme n'est pas dans mes gênes.


Mon dernier séjour en Martinique, en 2007, ponctué d'un formidable mariage (que je n'ose qualifier de mixte), m'a d'ailleurs confirmé que l'endroit était paradisiaque, en tout cas pour des vacanciers.

 

 

Je vais développer une thèse iconoclaste, dont vous pouvez évidemment contester les arguments, mais j'y crois fortement, et je la défendrai donc si besoin. La voici :

La population noire des Antilles françaises a développé une relation sado-masochiste avec la population blanche de métropole et se trouve doublement prisonnière : de cette relation d'une part, et de l'isolement géographique (insularité + éloignement de la métropole).

En bouc émissaire, la population blanche des Antilles, les riches békés et leurs ancêtres dans le rôle des méchants : les colons.

En suspens : un racisme sous-jacent, rarement exposé sur la place publique.

 

Devant la façade revendicative (des sous !), des explications plus diffuses, moins palpables peuvent être avancées. Le problème n'est pas dans le porte-monnaie (I), mais dans les esprits (II).

 

I) L'ARGENT ? UN PRETEXTE :


L'argument des grévistes de mars-avril "on nous oublie,  nous sommes des Français comme les autres, nous voulons avoir droit aux mêmes choses qu'à Paris " ne tient pas la route.

Leur perception est que la vie est chère, ce qui sera de toute façon le cas tant que le marché sera aussi étroit, si peu autosuffisant, et autant dépendant de fournisseurs situés à plus de 6000 km.

(On a assez dit que l'acheminement des biens par bateau est facturé plus cher si le voyage retour est effectué à vide, ce qui est souvent le cas, et que les monopoles économiques -source de prix élevés en l'absence de concurrence - sont assez inévitables vue l'étroitesse du marché).

Cette sensation de cherté de la vie est-elle juste ? Non, et je dirai même, au risque de choquer, que les Antilles françaises sont un formidable îlot de prospérité, une sorte d'Eden où les plus mauvaises années météo, la facture annuelle de chauffage ne décolle pas de zéro €. Mes arguments sont multiples :

 

Proportion double de la métropole, 1/3 de la population est fonctionnaire (garantie de l'emploi...), avec, qui plus est, un traitement majoré de 40% par rapport à l'hexagone ! Sachant qu'il s'agit aussi de la part de la population locale la plus syndicalisée (Domota...), on comprend mieux l'empressement de l'Etat central à régler le conflit.

 

On voudrait aussi nous faire croire que la preuve de la pauvreté de la population est apportée par les statistiques sur l'impôt sur le revenu : 27,5 % des foyers fiscaux sont imposables sur le revenu dans les DOM, pour une moyenne nationale à 53,6% (impôt sur le revenu au titre des ressources de 2006, données de la DGFIP). En réalité, ce chiffre s'explique en grande partie par une législation fiscale dérogatoire (article 197 du Code Général des Impôts) : 30% de réfaction de l'impôt. Et on peut supposer, s'agissant d'un régime déclaratif, que certaines personnes ont oublié de déposer ou ont minoré leur revenu, c'est fréquent dans les Caraïbes.

 

Et puis allez, soyons grand seigneur, admettons qu'ils gagnent insuffisamment leur vie : puis élargissons le prisme aux îles voisines, en commençant par celles que l'on peut apercevoir de la côte par temps clair (N.B. : les chiffres sont publics et officiels, pour l'anecdote ils m'ont permis d'apprendre que tout un chacun pouvait consulter des données de la C.I.A. )

On va compter large et enlever 1/3 au P.I.B. français par habitant et par an (le chiffre national ne distingue pas métropole et D.O.M.), pour accréditer la thèse qu'on gagne moins dans les D.O.M. : le revenu annuel est donc de 30100 x 66% = 19 900 $

A une demi-heure de bateau :

Sainte Lucie 4800$, quatre fois moins, et c'est l'île la mieux lotie

Dominique 3800 (119 e rang mondial !)

Montserrat 3400

Et à une demi-heure d'avion, sur de plus grandes îles :

République Dominicaine 8000

Jamaïque 4600

Cuba 3900

Haïti 1800 (154e rang mondial)

Contre, rappelons-le, environ 20 000$ pour nos Français d'outre-mer !

 

Récemment, le journal Libération (du 26 juin) a annoncé des chiffres comparables, avec un PIB 2007 français de 29 765€ par habitant, et seulement de 19 700 € en Martinique et 17 400 € en Guadeloupe.

Comparaison n'est pas raison ? Sans doute, mais on voit mieux dans quelle situation les Antillais français se trouvent par rapport à leurs voisins immédiats, qui n'ont même pas été consultés par leur ancienne puissance coloniale (britannique en général) au moment de l'indépendance.

Martiniquais et guadeloupéens se trouvent en réalité dans la situation de rois du pétrole, de super nantis pour l'aire géographique, grâce à la mère patrie. Une sorte de Suisse maritime entourée par la Sardaigne, la Corse et la Sicile.
L'armée de fonctionnaires fera tout pour que rien ne change.

Demander un statut politique identique à celui de leurs voisins, c'est à coup sûr s'appauvrir, comme le montrent les chiffres des pays voisins, et ça, peu de personnes y sont prêtes là-bas (ici, c'est plutôt l'inverse, où beaucoup trouvent que 12 milliards d'euros de transferts de richesse par an, c'est colossal et injustifié).

Sarko vient de proposer à la Martinique un référendum pour davantage d'autonomie au sein de la République, attendons le résultat du vote (en 2010 ?), mais on sait déjà que le débat portera sur " le degré d'autonomie. La Martinique est française et le restera. " dixit le Président.




La députée guyanaise Christiane Taubira a une belle formule : " il faut sortir de la schizophrénie entre le maintien dans la République par assistanat ou le largage par exaspération ". Mais personne ne sait comment.


II) LE PROBLEME ET LES SOLUTIONS SONT DANS LES TETES :

Le conflit social a eu toutes les apparences d'une simple demande d'augmentation des salaires, mais on a bien vu à cette occasion qu'un mal plus profond gangrenait la société noire antillaise de l'intérieur, probablement depuis plusieurs siècles.

Parler seulement d'un problème d'identité, comme l'ont récemment fait des intellectuels dans une tribune libre du Monde me paraît réducteur.

 

L'immaturité :

Une terrible immaturité d'une population qui se complaît dans une situation de perpétuelle soumission. Comme s'ils avaient tous 17 ans, parlaient de tout casser si on ne faisait pas leurs caprices de la crise d'adolescence, et ne voulaient en réalité surtout pas devenir adultes, autonomes, responsables de leur destin. Résultat, papa France métropolitaine et maman Europe continuent de casquer pour leurs rejetons, qui trouvent beaucoup d'avantages à l'assistanat.

 

La population noire des Antilles françaises ne joue pas le jeu de la citoyenneté :

Le modèle français, c'est l'intégration.

Or, on assiste à une dérive communautariste très dangereuse, qui peut déboucher sur du racisme, au supposé ancestral racisme du blanc envers le noir se superposant maintenant le racisme inverse.

 

Pourquoi se comporter de la sorte ?

Parce que l'Etat français porte également une lourde responsabilité dans cette situation :

- en occultant un passé tragique (comme les nombreux morts de " mè 67 " lors des manifestations de Pointe-à-Pitre, sans remonter jusqu'à l'esclavage).

- en mettant guyanais, réunionnais, mahorais et antillais dans le même sac, donnant à penser que pour le technocrate parisien, il s'agit d'1 seul dossier, appelant 1 solution indifférenciée pour tous les départements d'outre-mer.

De vieilles rancoeurs ont resurgi en début d'année, au point qu'on a pu se demander si les populations d'origine africaine ne demandaient pas une reconnaissance, un pardon de l'Etat comparable à ce que les Arméniens attendent de l'Etat turc.

Dans ce contexte, le blanc métropolitain se voit injustement affublé du costume de sadique : autant cette posture était justifiée les siècles passés, autant les générations actuelles ne sont pour rien dans cette histoire. Par exemple, et sans remonter loin dans l'histoire, il est heureux qu'outre-Rhin nos amis Allemands ne soient plus considérés comme des nazis !

 

Comment se traduit concrètement la relation déséquilibrée entre communautés ?

Autour d'une table de négociation, c'est toujours un noir qui demande et un blanc qui le reçoit, l'écoute et accorde ou refuse. Un ministre des Dom-Tom a la peau claire (sauf depuis le remaniement ministériel gadget du 23 juin qui n'a ému personne outre-mer), c'est ainsi, et c'est terrible.

Pour les grands patrons du privé, c'est quasiment pareil. Tant que cette situation perdurera, il y aura des tensions.

 

L'indépendance ?

Parfois avancée comme revendication (y compris par le LKP), elle ne résisterait pas à un référendum, contrairement à ce qui pourrait arriver un jour au Québec.

C'est le plus inquiétant, car cela signifie que le mouvement social du début d'année réapparaîtra périodiquement. La société est bloquée, en pleine crise identitaire, incapable de se projeter dans l'avenir : impossible d'être indépendant et riche, alors on choisit la richesse, malgré ses travers irritants. La contrepartie du bon train de vie, est qu'il faut avaler qu'il est financé par les blancs de métropole et des fonds européens débloqués par Bruxelles. Grosse couleuvre !

L'économie n'est viable que sous perfusion, et si on débranche, tout s'écroule.

En décidant de quitter le giron de l'Etat français, les Antillais tueraient la poule aux œufs d'or.

Alors le plus probable est que cette situation malsaine perdure, générant des explosions sociales régulières.

 

Quels atouts ?

L'agriculture : tournée vers l'exportation, elle oblige les Antillais à importer d'Europe leur nourriture !

Et puis plus personne ne veut y travailler, être un " français " comme les autres c'est ne pas se salir les mains, mener une vie sédentaire avec télévision, belle voiture, être salarié dans le tertiaire ou toucher le RSA.

Les clandestins, désormais plusieurs dizaines de milliers, apportent une main d'œuvre bon marché dans un secteur qui n'attire pas les jeunes du pays.

 

Comment leur reprocher de vouloir mener une vie oisive dans un tel paradis ? Personnellement, j'y passerais bien ma retraite !




Où que l'on tourne son regard lorsque l'on cherche des " ressources propres " permettant aux Antillais de s'autonomiser, des difficultés surgissent, pour la plupart insurmontables.


Voici un dernier exemple de " gâchis ": le tourisme :
Chez les vacanciers hivernaux hexagonaux, l'île Maurice a fait un tabac cette année, à cause des grèves en Martinique et en Guadeloupe. La pente sera dure à remonter pour les Antilles.

De toute façon, faire du fric dans ce secteur n'est possible qu'avec des arrivées massives des nombreux et riches voisins américains. Et eux, comment les faire revenir ? Leur nombre de voyageurs annuels a été divisé par dix (oui, vous avez bien lu, 90% d'évaporation !) en vingt ans, la désaffection ne date pas de cet hiver.

Faible compétitivité, manque d'enthousiasme des populations et des commerçants, insécurité aux alentours des ports d'escale, l'essor prodigieux des croisières ne profite ni à Fort-de-France, ni à Pointe-à-Pitre, les bateaux ne s'arrêtent plus là depuis bien longtemps, trop de problèmes. Or, actuellement, plus de 20 millions de personnes à très haut pouvoir d'achat sillonnent chaque année les Caraïbes !

Les chiffres sont cruels : la Jamaïque et la République Dominicaine, qu'aucun globe-trotter du monde ne place devant les Antilles françaises en terme de beauté des paysages, d'intérêt touristique ou de chaleur de l'accueil, reçoivent plus de 5 millions de touristes par an. C'est cinq fois moins pour la Martinique et la Guadeloupe (500 000 touristes par an pour chacune) !

Aujourd'hui, 85% des visiteurs des Antilles françaises viennent de métropole, et cette dépendance est dangereuse, surtout après la large médiatisation en métropole du blocage des îles cet hiver.




Dans un récent article du magazine Géo, un universitaire français géographe, Thierry Hartog, a bien résumé la situation :

" Malgré les faveurs de la loi Pons autorisant la défiscalisation des investissements locaux, de grands hôtels sont à vendre. L'image des Antilles françaises est ternie par le manque de chaleur de leur accueil, l'obstacle linguistique, la récurrence de leurs conflits sociaux, la cherté de leurs prestations, la congestion de leurs réseaux routiers et l'insuffisance de leur desserte aérienne internationale ".

 

Autrement dit, rien n'est réglé depuis les 44 jours de grève : les prix des produits de base n'ont pas beaucoup diminué dans les supermarchés, le chômage a augmenté, la frustration des antillais est toujours là, on les reverra cracher dans la soupe...Ajoutons une fragilisation des élus, dépassés par le LKP, particulièrement en Guadeloupe.

Et, rappelons-le, des îles voisines qui sont toujours dans le tiers-monde à bien des égards : à mon avis, on n'est pas prêt de voir la situation évoluer, à l'image du conflit israëlo-palestinien.

Les confettis de l'empire ont encore de beaux jours devant eux.

 

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2008-09-20T21:42:00+02:00

le sourire est magique : surtout celui d'inconnus

Publié par undetension


Je ne me souviens pas qu'en une seule journée autant de personnes qui ne me connaissaient pas m'aient souri. Je ne remercierai jamais assez mon cousin D.B. de m'avoir demandé d'être son témoin lors de son mariage en Martinique l'été dernier, ni de m'avoir demandé de réaliser le reportage photo.
C'est bien simple, sur 600 et quelques clichés, il y en a bien 200 assez belles pour constituer un album photo souvenir magnifique.
Je remercie toutes les personnes, que je ne reverrai sans doute jamais, qui ont transmis sans retenue leur amitié, leur sens de la fête.
Je ne suis malheureusement pas persuadé que quinze blacks invités en métropole par deux cents blancs auraient été aussi bien accueillis.


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