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2016-05-31T06:05:57+02:00

certificat sur l'horreur

Publié par undetension
certificat sur l'horreur

Une lettre qui n'a d'intérêt que si elle est lue avec les fautes d'origine ! Queue du bon heurt...

Cela commence très fort, avec un certificat écrit avec un « s » au lieu d'un « c » !

[adresse]

[tél.]

Sertificat sur l'honneur

 

Moi, Mr XXXXXX XXXX sertifie sur l'honneur, avoir quité définitivement le domicille de ma mère Mme YYYYYYYY YYYY, le mois de novembre 2015. J'ai été obligé jusqu'à présent de me faire ebergér benévolement chez des amis, parce que je ne gagne pas encore assez pour pouvoir payer un loyer. J'ai été obligé d'arrêter mes études à la Sorbonne car je dois travailler à plain temps pour pouvoir subvenir à mes besoins. J'ai réussit à signer un contrat unique d'insertion en temps que installateur sportif pour la Mairie de Paris, j'ai commencé le 2 mai 2016.

Fait ce jour pour valoir ce que de droit

fait le 04/05/2016

[signature]

Fort le gars ! La tête (ce type la sort bonne !) et les jambes.

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2016-05-30T06:51:17+02:00

Limites de poids, photos retouchées... Les mannequins se rebellent

Publié par undetension

Elles sont trop maigres, elles se trouvent trop maigres, mais...rien ne change, malgré quelques protestations. Le milieu de la mode continue à faire la loi : les filles souhaitant faire carrière dans le mannequinat fondent, à mesure qu'enflent les profits de la profession.

Limites de poids, photos retouchées... Les mannequins se rebellent

"Voici un énorme Fuck You à mon (ex) agence de mannequins." La top-modèle Charli Howard (photo ci-dessus) se lâchait ainsi, en octobre, sur son compte Facebook après que son agent lui a expliqué que, du haut de son 1,73 m pour une taille 36-38, elle devait encore perdre du poids pour obtenir du travail. "Je ne laisserai plus jamais personne me dicter ce qui ne va pas dans mon look ni ce que je dois changer pour paraître belle", poursuivait-elle.
Dans son sillon, d'autres mannequins ont craqué sur les réseaux sociaux, comme Essena O'Neill, au bord des larmes, disant adieu à ses abonnés, ou Agnes Hedengard dénonçant la dictature de la maigreur…

Limites de poids, photos retouchées... Les mannequins se rebellent

Même le top Cara Delevingne, (photo ci-dessus) star du milieu reconvertie dans le cinéma, a claqué la porte des catwalks en déclarant avoir déclenché d'énormes crises d'eczéma à chaque fashion week. Ces coups d'éclat sur les dérives de la mode font entendre des voix discordantes dans une industrie peu encline à la remise en question.

Un monde "trash, humiliant mais stylé"

"Des gens commencent à parler mais ceux qui osent le faire ont déjà une carrière établie, un parcours qui les protège. Ce serait plutôt aux institutions de prendre la parole", constate Benedetta Blancato, (photos ci-dessous) journaliste de mode et ex-agent de mannequins, qui vient elle-même de publier Enfer Fashion (Calmann-Lévy), où elle relate son passage de huit mois dans les coulisses de la mode.

Limites de poids, photos retouchées... Les mannequins se rebellent

Le tableau peint par la journaliste fait froid dans le dos. Le métier des tout-puissants bookmakers? "Vendre des filles avec l'instinct des vendeurs à la criée", "maîtriser les hyperboles et ajouter plusieurs 's' à bombasses." Le quotidien d'un employé d'agence? "Vomir tous les matins dans la rame de métro", "compter les plaquettes d'antidouleur dans les poubelles du bureau." Un monde "trash, humiliant mais stylé", auquel il faut ajouter, à l'autre bout de la chaîne, les burn-out successifs des designers pressurisés, de Galliano à McQueen.

Légalement, les travailleurs de la mode, en France, sont pourtant plus protégés qu'ailleurs, tant pour les limites de poids que sur les indications de photos retouchées. Un syndicat de modèles a même vu le jour. "Hélas, ce ne sont pas des jeunes filles qui vont changer les choses, poursuit Benedetta Blancato. Le changement viendra des consommatrices : quand elles demanderont des produits différents, la mode évoluera."

Limites de poids, photos retouchées... Les mannequins se rebellent

Article de Charlotte Langrand publié dans le Journal du Dimanche du 21-02-2016

*             *

 

 

Cara et les autres peuvent bien appeler "au secours", le bilan des partisans d'une moins grande sévérité avec la balance est maigre...
Au point qu'on ne compte plus les grosses défaites.

Limites de poids, photos retouchées... Les mannequins se rebellent

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2016-05-29T05:16:57+02:00

ça existe, un "film d'horreur allemand" ?

Publié par undetension

Hélas, oui, et a priori, avant même de l'avoir vu, c'est une horreur.
Résumé du film : pendant une soirée, une jeune étudiante utilise malencontreusement un tampon hygiénique imbibé de sang d'aliens fraichement débarqués d’une autre planète. Elle se transforme alors en une bête meurtrière qui va semer la terreur et contaminer tout le pays. Un groupe d’étudiants se serre les coudes et décide de regrouper leurs forces et leurs armes pour venir à bout de la menace alien et sauver le monde.

Donc, le titre ne donne pas envie, le scenario pas davantage, alors ce doit bien être un nanar grandiose !

On n'en retiendra que l'affiche, pour son côté racoleur, et confirmation que la bêtise ne connaît aucune limite, en repensant à la réplique d'Audiard, dans un film autrement plus réussi :"les cons, ça ose tout..."

ça existe, un "film d'horreur allemand" ?

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2016-05-28T06:20:47+02:00

les Indignés du polar

Publié par undetension

Indignez vous ! La parole est à François Forestier, journaliste, spécialiste du nanar cinématographique. N.B.: ce n'est pas lui l'indigné, mais les trois écrivains de polars contemporains qu'il décrit ci-dessous, Richard Price, Deon Meyer, et Giancarlo de Cataldo.

les Indignés du polar

(…) "Ces auteurs ont une mission : tous les trois jettent des regards sombres sur un monde en décomposition, rongé par le mal social, fragmenté par l'injustice.

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

 

Dans «The Whites», le nouveau roman de Price, les flics se désespèrent; dans «En vrille» (titre original: «Ikarus»), de Meyer, le chaudron qu'est la ville du Cap est toxique; dans «Suburra», de Cataldo, c'est pire. La mafia et la drogue dévorent les sentiments humains. Trois (grands) livres, trois plongées dans un univers de conflits sociaux, de guerres de classes. Le noir est notre vie quotidienne: le polar est devenu plus actuel que CNN, plus radical que les boutefeux de la gauche prolétarienne, en prise directe avec la société.
L'armchair detective (le détective qui réfléchit dans son fauteuil) est mort. Et personne ne va déterrer son cadavre. Naguère, tout était simple: Sherlock Holmes déchiffrait le «Signe des quatre» pour faire tomber le génie du mal. Le commissaire Maigret traînait dans les bouges pour repérer Pietr-le-Letton. Max le Menteur essayait de sauver son pote Riton dans les ruelles de Montmartre, et de toucher le grisbi. Hercule Poirot lissait ses moustaches en déclarant: «Le coupable est dans cette pièce.»
Les auteurs s'inspiraient - de loin - d'affaires récentes, comme les «chauffeurs du Nord» pour Vidocq ou le cas Ruth Snyder pour James Cain («Le facteur sonne toujours deux fois»). Ils transposaient, habillaient, s'appropriaient. Mais la réalité était toujours tenue en lisière: Dashiell Hammett n'a pas vu la statuette du faucon de Malte, Mario Puzo n'a jamais approché un parrain, ni même un quelconque mafioso. Le polar était un univers plus vrai que le vrai, mais fantasmatique. Les Borsalino y étaient plus élégants, les filles plus sexy, les flingues plus menaçants et les coffres-forts plus fragiles que dans la réalité. Le noir agissait comme un révélateur métaphysique, une contre-empreinte obscure de la société.

(...)

les Indignés du polar

Aujourd'hui, la société est devenue le sujet même des romans.
Ainsi, chez Richard Price
(photo ci-dessus) :
(...) scénariste à succès pour Scorsese («la Couleur de l'argent») et auteur renommé («Clockers», «Freedomland», «le Samaritain»), il s'est immergé dans les bas-fonds. Pour «The Whites», il a traîné dans les zones de non-droit et a imaginé les flics, obsédés par les affaires non résolues (ce sont des affaires «blanches», des whites ), tentés par l'idée de faire justice eux-mêmes. Parkings graisseux, quartiers abandonnés, drogués vivant dans des ruines…
(...) Price est un homme mélancolique, qui s'est installé à Harlem. Au début, à force de se promener dans les HLM, il a été pris pour un policier, un cop, un ennemi. Puis les dealers, les canailles, les petites mains du trafic, l'ont pris en amitié. Il a sombré lui-même dans la poudre, pendant huit ans; il s'en est sorti.
Mais il a vu, de l'intérieur, la bête: aucun auteur ne sait décrire comme lui la réalité la plus crasseuse, la plus sordide. Il se défend d'être un réaliste, pourtant: «C'est Norman Mailer qui disait que le fait qu'une chose soit arrivée est l'argument des mauvais romanciers.»
Néanmoins, le docteur Price est impitoyable : la société est vachement malade. Et le malade durera ce que durera la maladie.

les Indignés du polar

Deon Meyer, (photo ci-dessus) c'est une autre histoire. «Je suis le seul écrivain de polars en afrikaans», dit-il, avec une fierté un peu lasse. Dans ses romans «les Soldats de l'aube», «l'Ame du chasseur» ou «Lemmer l'invisible», tout craque: l'Afrique du Sud est dévorée par le racisme, le crime, l'héritage de l'apartheid, la volonté de vengeance de la population black, la corruption des élites, le système Zuma.
Dans «En vrille», l'inspecteur Griessel tente de comprendre les forces à l'œuvre lors du meurtre d'un créateur de site pour maris adultères. Toute la lie héritée de l'ancienne Afrique du Sud pollue la nouvelle (...). Les lignes de fracture entre le fric et la dèche sont toujours là (...) Il fait passer dans ses livres, avant tout, l'aspect humain des personnages: «La société sud-africaine, voilà pour moi le vrai sujet. Le reste, la dramaturgie, les péripéties, les meurtres, est secondaire. Je ne serais pas un écrivain si je ne me donnais pas cette priorité. Parler de la misère des hommes, c'est notre dignité, à nous, les auteurs.»
Et, ajoute-t-il, en Afrique du Sud, «tout est question de couleurs». Ce Blanc voit noir.

les Indignés du polar

Juge, Giancarlo De Cataldo (photo ci-dessus) l'est encore, à 60 ans. Dans «Suburra», écrit en collaboration avec le journaliste Carlo Bonini, il reprend la peinture de la corruption immobilière là où Francesco Rosi l'avait laissée dans un film mémorable, «Main basse sur la ville», en 1963.
Tout ce que Rome compte de truqueurs politiques, de racailles sans foi ni loi, de salauds à tête rasée, se précipite sur un vaste projet de reconstruction d'un quartier destiné à être pilonné. (...)
Cataldo observe, de son bureau de magistrat, le pitoyable cirque: «Le tribunal est un de ces lieux sacrés où la nature humaine est mise à nu», dit-il. Dans ses livres précédents, «Romanzo criminale», «la Saison des massacres», «Je suis le Libanais», l'auteur donnait une forme (à peine) fictive à des événements qui ont secoué l'Italie il y a quelques années. (...)
Références : Dostoïevski et Zola, entre autres. Mais Cataldo va plus loin. Sa littérature est nettement engagée: «Nous nous demandons pourquoi le pouvoir est si pervers, nous lançons des cris d'alarme sur la crise de la démocratie. Et nous le faisons à notre façon, en racontant aussi les méchants.»

 

Trois auteurs : un Américain, un Sud-Africain, un Italien, mais la même préoccupation. Porter la plume dans la plaie.

les Indignés du polar

Ils font éclater les limites du polar, ne se cantonnent pas aux codes du genre. Ils débordent le cadre, se battent sur tous les fronts, puisent dans les événements les plus actuels, font courir une rage rouge devant la fange, l'iniquité, la fracture sociale. La littérature noire est leur arme, et ils laissent la blanche aux esthètes. Ce sont des indignés de nature.
Deon Meyer résume la situation, avec un agacement percept
ible:

«Drôle d'époque, quand même. Un livreur de pizzas arrive chez vous plus vite que police-secours.»

extraits d'un article de François Forestier paru dans L'Obs du 1-04-2016

les Indignés du polar

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2016-05-27T05:07:09+02:00

Isabelle est indescriptible

Publié par undetension
Isabelle est indescriptible

C'est le réalisateur qui le dit de son actrice, Isabelle Huppert, dans "Elle". Oui,elle est à nouveau époustouflante, cette fois-ci en femme violée qui renonce à le dire, à se venger, et dont on n'apprendra quasiment rien de sa vie, du pourquoi de son comportement, au cours du film. Admiratif, il déclare :

"Elle évolue dans les mêmes sphères qu’un Stravinski ou un Picasso. Personne au monde n’aurait pu dire certaines répliques qui exigent de Michelle, son personnage, qu’elle paraisse sincère alors que le spectateur doit comprendre qu’elle ment".

Si elle est effectivement formidable, Paul Verhoeven mérite lui aussi des applaudissements, tant son dernier opus est virtuose ! La satire sociale est d'une incroyable férocité, avec son infinie collection de bassesses humaines, de mensonges, de dénis de réalité, de bêtise, de refoulement...

Isabelle est indescriptible

Tout cela instillé par subtiles petites touches, presque indécelables (ici une intonation, là le choix d'un mot) de façon à ce que l'ironie très mordante atténue la terrifiante violence du viol.
Un film sur le non-dit, construit avec également beaucoup de non-dits : pari osé, mais réussi.

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